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Clermont: bagarres de rue, coup de machette à la tête... Le récit dingue de Seidu sur son enfance au Ghana

Un roc forgé par une enfance difficile. Le jeune talent ghanéen du Clermont Foot 63, Alidu Seidu, s'est confié sur son enfance au Ghana dans un entretien pour le site officiel de la Ligue 1 Uber Eats, ce mardi. Dans la ville de Koumassi, il grandit, l'esprit "bandit", au milieu des bagarres entre quartiers et des attaques à la machette.

"J'étais un petit, un peu bandit, qui se battait souvent", se rappelle tout sourire, le défenseur de 23 ans qui raconte une enfance marquée par les nombreux règlements de comptes à la machette qui lui ont d'ailleurs valu un long séjour à l'hôpital après un coup malheureux sur la tête.

"J'ai eu de la chance, je ne suis pas mort"

La nouvelle pépite de Clermont se souvient d'un épisode qui aurait pu tourner à la tragédie lorsque, à la suite d'une énième bagarre au coupe-coupe, il se fait trancher le crâne. Une attaque qui lui fait perdre "beaucoup, beaucoup de sang" et l'oblige à se faire hospitaliser plusieurs mois.

"J'ai eu de la chance, je ne suis pas mort. J'ai passé 3, 4 mois à l'hôpital après avoir pris une machette à la tête", témoigne l'international ghanéen avant de montrer une énorme cicatrice de plusieurs centimètres qu'il tente de cacher maladroitement sous ses locks.

Auteur d'un bon début de saison, du haut de ses 1,73m, Alidu Seidu est devenu l'un des hommes forts de la défense clermontoise (9 fois titulaires en 11 rencontres). Issu de l'académie ivoirienne Jean-Marc Guillou, dans laquelle il est formé "pieds nus pour travailler la technique" dès l'âge de 11 ans, indique-t-il, le Ghanéen a su se faire un nom en Ligue 1, avec son style rugueux.

Sélectionné avec les Blacks Stars, le jeune de Koumassi espère bien se qualifier également au bout des éliminatoires pour le Mondial 2026, dans un Groupe I partagé avec le Mali, Madagascar ou encore les Comores.

Article original publié sur RMC Sport