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Cameroun : une start-up parie sur la séquestration de carbone grâce au biochar

NetZero transforme des résidus agricoles en biochar, un charbon végétal au potentiel fertilisant important.  - Credit:MICHELE SIBILONI / AFP
NetZero transforme des résidus agricoles en biochar, un charbon végétal au potentiel fertilisant important. - Credit:MICHELE SIBILONI / AFP

Présente à la COP27 en Égypte, la petite start-up française NetZero a de l'avenir en Afrique. À Nkongsamba, à 150 km au nord de Douala, au Cameroun, elle a construit sa première unité de production de biochar. Cette poudre de charbon est obtenue à partir de résidus de biomasse dont le carbone est extrait par pyrolyse, une combustion à haute température sans oxygène. Ce procédé, qui permet de stabiliser pour des centaines d'années le carbone initialement capté par les plantes dans l'atmosphère, est reconnu par le Giec depuis 2018 comme une solution pour séquestrer le CO2.

Si un objectif zéro émission d'ici à 2050 est affiché, certaines émissions restent cependant incompressibles, entre 5 et 10 milliards de tonnes chaque année, estime le Giec. Il faudra donc les enlever de l'atmosphère, par séquestration ou captation. « Le fait que le Giec ait reconnu le biochar comme procédé de séquestration long terme nous a fait penser qu'on pouvait développer un business modèle en s'appuyant sur les crédits-carbones, en complément de la vente du biochar aux agriculteurs. L'idée est de produire ce biochar à grande échelle et à un coût très compétitif », explique Axel Reinaud, président et cofondateur de NetZero.

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Un prototype et une première en Afrique

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