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Brie Larson était bien là à l’ouverture du Festival de Cannes, malgré les doutes

Brie Larson, entourée ici de Denis Ménochet et Damian Szifron, à leur arrivée à la projection du film « Jeanne du Barry ».
Brie Larson, entourée ici de Denis Ménochet et Damian Szifron, à leur arrivée à la projection du film « Jeanne du Barry ».

PEOPLE - Oui, Brie Larson a bien monté les marches. Ce mardi 16 mai, l’actrice américaine et membre du jury de cette 76e édition du Festival de Cannes s’est rendue à la cérémonie d’ouverture, marquée par la projection en avant-première mondiale du nouveau film de Maïwenn, Jeanne du Barry, avec Johnny Depp.

La star des films Marvel était en compagnie des huit autres jurés, parmi lesquels notamment la réalisatrice française Julia Ducournau, l’acteur Denis Ménochet et son président, le cinéaste suédois Ruben Östlund, Palme d’Or à deux reprises pour Sans filtre (2022) et The Square (2017).

Paul Dano, Denis Ménochet, Brie Larson, Ruben Östlund, Damian Szifron, Julia Ducournau, Atiq Rahimi, Maryam Touzani et Rungano Nyoni.
Paul Dano, Denis Ménochet, Brie Larson, Ruben Östlund, Damian Szifron, Julia Ducournau, Atiq Rahimi, Maryam Touzani et Rungano Nyoni.

La présence de Brie Larson, ce soir, n’était pas une certitude. Et pour cause, au cours d’une conférence de presse, donnée ce même mardi, un journaliste du magazine Variety s’était tourné vers elle pour lui demander si elle comptait se rendre à la projection du film, les membres du jury n’étant pas obligés de le faire quand un long-métrage n’est pas en compétition.

« Vous me demandez ça à moi ? s’est-elle d’abord étonnée. Je suis désolée, mais je ne comprends pas la corrélation et pourquoi moi en particulier. » Brie Larson est notamment connue dans la société civile pour son soutien au mouvement Time’s Up. Puis, elle a ajouté : « Vous verrez, je suppose, si je vais le voir. Et je ne sais pas dans quel état je me sentirai si c’est le cas. »

Le choix d’ouvrir cette édition du Festival de Cannes avec le dernier film de Maïwenn ne fait pas l’unanimité. Ce mardi, une centaine d’actrices françaises, dont Géraldine Nakache et Laure Calamy, ont signé une tribune publiée sur le site de Libération pour s’opposer « aux décisions prises ces dernières semaines » et notamment à ce tapis rouge qu’on déroule « aux hommes et aux femmes qui agressent ».

Un choix qui interroge

D’un côté, c’est le choix de la réalisatrice qui pose question. Maïwenn, qui en 2020 a pris la défense de Roman Polanski, a récemment reconnu avoir agressé le journaliste de Mediapart Edwy Plenel. De l’autre, c’est celui de son acteur principal, Johnny Depp.

Alors que pour une grande partie de l’opinion publique celui-ci est sorti « victorieux » du dernier procès qui l’opposait à son ex-femme Amber Heard, il convient de rappeler qu’il a en réalité été reconnu coupable, lui aussi, de diffamation. Il a notamment été condamné à lui verser 2 millions d’euros.

Et lors d’un précédent procès à Londres, intenté par Johnny Depp contre la société éditrice du tabloïd The Sun après un article le présentant comme un mari violent, la justice britannique avait tranché en faveur du journal, estimant que « la grande majorité des agressions présumées avaient été prouvées ». Ces deux décisions de justice n’ont pas entraîné l’arrêt de la carrière de l’acteur. Les applaudissements à son arrivée au Palais des festivals, ce mardi, peuvent en témoigner.

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