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Biathlon: l'aveu surprenant de Julia Simon, déjà "cuite mentalement" après la première course individuelle de la saison

A ce rythme, la saison pourrait lui paraître très, très longue. En grande difficulté ce dimanche sur sa première course individuelle en Coupe du monde, avec une anonyme 31e place à Östersund (Suède), Julia Simon a confié être "cuite mentalement". Un aveu étonnant alors que la saison vient à peine de démarrer.

"Allez-y, taillez-moi, c'est le début de saison donc je sens déjà les commentaires arriver. Mais oui, je suis cuite mentalement, voilà", a reconnu au micro de la chaîne L’Equipe la biathlète des Saisies, devenue à la fois n°1 mondiale et championne du monde l'hiver dernier.

Visée par une plainte de Justine Braisaz-Bouchet pour fraude à la carte bancaire depuis bientôt un an, la Savoyarde de 27 ans a vécu une préparation estivale inhabituelle en solitaire, à l'écart des rassemblements de l'équipe de France, qu'elle n'a retrouvé que mi-septembre. De quoi expliquer cette fatigue mentale ?

"C'est dur à expliquer"

Elle a pourtant répondu aux attentes samedi en prenant la troisième place du relais mixte simple avec Fabien Claude. Avant de s'effondrer le lendemain sur l’individuel de 15km remporté par l'Italienne Lisa Vittozzi. Trahie par son tir debout à son dernier passage sur le pas de tir, où elle a manqué trois cibles, elle a terminé à plus de trois minutes de la tête. Tout au long de la saison dernière, elle s'était au pire classée 18e.

"C'est dur à expliquer quand on ne connaît pas la situation mais il me manque cette acuité, cette capacité à aller chercher vraiment la perfection, vraiment le noir (le centre de la cible au tir), cette exigence... Et aujourd'hui je pense que j'ai réussi à la mettre sur trois tirs et il m'en manquait sur le dernier donc il faut remettre en place, essayer de retrouver un peu de calme et de sérénité", a-t-elle expliqué sur la chaîne L’Equipe.

Avant de finir tout de même sur une note plus optimiste : "Il faudra retrouver un beau tir sur la prochaine course. Il y a de belles choses, il faut aussi retenir ça."

Article original publié sur RMC Sport