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Bénédicte Taurine : « Les attaques sont violentes...», une législative partielle otage de la guerre des gauches

Elue depuis 2017, la députée LFI Bénédicte Taurine doit affronter un nouveau scrutin dans sa circonscription d'Ariège, après l'invalidation de son élection de juin dernier. Mais le climat n'est plus le même. Largement élue l'été dernier, elle est arrivée avec moins de cinq points d'avance au premier tour, dimanche dernier, et fera face, ce dimanche, à une candidate socialiste que la direction du PS ne soutient pas, en vertu des accords de la Nupes… Mais que le courant de Nicolas Mayer-Rossignol, numéro 2 du parti, soutient ! Interview.

Paris Match. Sur le terrain, en Ariège, à 800 km de Paris, vous parle-t-on de la « guerre des gauches » que ce second tour symbolise ?

Bénédicte Taurine. J’étais cet après-midi à la manif contre la réforme des retraites, à Foix (la préfecture de l’Ariège), et franchement, les gens m’en ont peu parlé. Ce qu’ils disent en revanche, c’est qu’il faut être unis à gauche si on veut reprendre le pouvoir. Mais je n’ai pas les tenants et les aboutissants des divergences au Parti socialiste, je n’y suis pas. Et je pense que l’on a plus de choses qui nous rassemblent avec Madame Froger, la candidate socialiste, que de divergences. Au final, l’important c’est ce que nous avons construit, l’espoir sur un programme commun, pas les personnes.

Votre adversaire PS et ses soutiens se qualifient de « gauche de responsabilité, du réel, pas du populisme ». Vous êtes une populiste vivant dans l’irresponsabilité ?

J’ai fait un mandat à l’Assemblée nationale pe...


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