"Être comparé à Zidane, c’était trop", les confessions de Marvin Martin sur sa carrière

"Être comparé à Zidane, c’était trop", les confessions de Marvin Martin sur sa carrière

Un moment de gloire. Une soirée de rêve. Nous sommes le 6 juin 2011 lorsque l’équipe de France corrige l’Ukraine (4-1), en amical, dans la Donbass Arena de Donetsk. Un match sublimé par le talent de Marvin Martin, 23 ans, auteur d’un doublé et d’une passe décisive en seulement quinze minutes passées sur le terrain pour sa première apparition sous le maillot bleu.

"Je me suis renfermé sur moi-même"

Tout de suite, la presse le compare à Zinédine Zidane, qui avait lui aussi planté un doublé pour ses débuts internationaux, en 1994 contre la République tchèque, à Bordeaux. Mais derrière ces comparaisons, la suite se révèle plus compliquée pour le milieu de terrain.

Passé de Sochaux à Lille, il enchaîne les prestations décevantes, avant de rejoindre Dijon, Reims, Chambly et enfin Hyères, où il passe désormais ses diplômes d'entraîneur. Invité ce mercredi de Génération After sur RMC, il est revenu sur sa trajectoire et l’emballement qu’avait suscité son premier match chez les Bleus.

"Je n’en ai pas souffert, mais ça n’aide pas. Je me suis mis dans une carapace. Zidane, c’était mon idole. Le niveau d’attente chez les gens n’était plus le même. Être comparé à Zidane, c’était trop. J’avais déjà fait plusieurs années en Ligue 1 mais la comparaison était énorme. Je me suis renfermé sur moi-même, ça m’a plus desservi qu’autre chose", a-t-il confié, avant de dresser un parallèle avec la nouvelle génération.

"Encore aujourd’hui, on fait débuter les jeunes toujours plus jeunes, a souligné l’ancien chouchou de Bonal. Le problème, c’est qu’il faut savoir les protéger. Signer pro ne doit pas être un aboutissement. Il y en a un paquet qui signent et qu’on ne voit plus trop après. C’est compliqué, il faut être costaud mentalement, encore plus avec les réseaux sociaux. Avant il y avait plusieurs étapes, il fallait commencer par faire sa place pour avoir le droit d’être dans le vestiaire. Ça va beaucoup plus vite aujourd’hui. Il faut faire attention."

Article original publié sur RMC Sport