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"Si ça peut faire bouger les choses, tant mieux !" : le maire de Saint-Brévin revient sur sa démission

Dans un entretien accordé à Ouest-France, Yannick Morez explique espérer, lui qui s'est senti "démuni, isolé et laissé sans aide" que sa démission fera se rapprocher l'État et les élus locaux.

"Si ça peut faire bouger les choses, tant mieux!". Le maire de Saint-Brévin (Loire-Atlantique) est brièvement revenu ce vendredi sur sa démission dans un entretien accordé à Ouest-France.

Yannick Morez avait annoncé mercredi qu'il quittait ses fonctions d'édile alors qu'il était de la cible de plusieurs messages de haine en raison de son soutien au transfert d'un centre d'accueil des demandeurs d'asile sur sa commune.

Ce médecin généraliste expliquait également dans son communiqué que sa position en faveur de ce centre était la cause de l'incendie de sa maison et ses deux voitures en mars dernier.

"Démuni, isolé et laissé sans aide"

Dans le quotidien régional, le maire de Saint-Brévin suppose que sa décision est "peut-être la goutte d'eau qui fera déborder le vase".

"Je pense que si l'annonce de ma démission a pris une telle ampleur, c'est parce qu'il y en a eu tellement durant ce mandat", estime-t-il encore.

Manifestement toujours en colère, l'édile explique aussi qu'il s'est senti "démuni, isolé et laissé sans aide" de la part de l'État face au projet de transfert du centre d'accueil.

S'il se dit aussi "touché" par les nombreux messages de soutien qu'il continue de recevoir, notamment de la part d'élus locaux, Yannick Morez espère surtout une chose: "le rapprochement" des services de l'État avec les élus locaux.

"Aujourd'hui, on a l'impression de vivre dans deux mondes opposés", déplore-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Après la démission du maire de Saint-Brevin, la sécurité des élus en question