Space X lance la première voile solaire française dans l’espace

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INTERNATIONAL - Se déplacer dans l’espace grâce à l’énergie solaire ? C’est l’ambition de la start-up française Gama qui veut révolutionner le transport spatial. Pour sa première mission baptisée « Gama Alpha », son nanosatellite a pris place à bord de la fusée Falcon 9 de Space X qui a décollé mardi 3 janvier à destination de l’orbite terrestre. Particularité, il était accompagné d’une voile solaire, lâchée dans l’espace, qui le propulsera avec le rayonnement solaire comme carburant.

La voile solaire lancée par les ingénieurs de Gama s’étend sur 73 mètres carrés. Composée de quatre trapèzes de près de 20 mètres carrés, elle a été pliée à la main et envoyée à 550 kilomètres d’altitude. Comme il n’y a pas de vent dans l’espace, elle se déplace grâce aux particules échappées du soleil qui retombent sur ses parois, la faisant ainsi avancer grâce au principe d’action-réaction.

Vers Venus et le nuage d’Oort

Une avancée certes lente mais sans besoin de propulsion et un gain de poids et de longévité idéal pour le satellite. Une différence mise en avant par ses créateurs pour pallier les limites des engins au mode de propulsion électrique ou chimique. La mission « Gama Alpha » est la première du programme, dont le but est de tester l’efficacité du système en orbite basse.

Gama possède un calendrier ambitieux. Une deuxième mission est prévue en 2023 ou 2024 en orbite haute. Si les essais sont concluants, une voile solaire de 400 à 500 mètres carrés, pouvant emporter une charge d’une vingtaine de kilogrammes, partira en 2025 vers les corps célestes lointains, à commencer par Venus.

Une exploration sur le nuage d’Oort à partir de 2035 est aussi envisagée. Il s’agit d’un vaste ensemble de matières (eau, glace, ammoniac et méthane), qui se serait formé près du soleil puis se serait dispersé, au-delà de la ceinture de Kuiper, à 0,8 année-lumière de la Terre. On tient peut-être le futur de l’exploration de l’espace et même au-delà.

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