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Soutien à l’Ukraine : avant le vote à l’Assemblée, les premières lignes de fracture

L'Élysée espère que, grâce à ce débat, « les masques tomberont ».  - Credit:SOPA Images/SIPA
L'Élysée espère que, grâce à ce débat, « les masques tomberont ». - Credit:SOPA Images/SIPA

C'était le pari d'Emmanuel Macron. Que le vote sur le soutien à l'Ukraine fasse « tomber les masques ». Que chacun clarifie ses positions alors que le chef de l'État a prôné un soutien « sans limite » à Kiev, après avoir reçu jeudi dernier les chefs de parti à l'Élysée. C'est la raison pour laquelle un débat a été organisé au Parlement, en application de l'article 50-1 de la Constitution, sur l'accord bilatéral de sécurité signé le 16 février entre la France et l'Ukraine.

Par cet accord, la France s'engage à « soutenir la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues depuis 1991 ». L'envoi de troupes françaises au sol, brandi comme un chiffon rouge par le Rassemblement national et La France insoumise, n'est absolument pas évoqué.

Le vote, qui n'a qu'une valeur indicative – l'accord sera appliqué, quoi qu'il arrive – aura lieu en fin d'après-midi, après les débats consécutifs au discours du Premier ministre, Gabriel Attal.

Le Rassemblement national va s'abstenir

Ce mardi matin, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a annoncé sur France 2 que son parti s'abstiendrait. « Je ne souhaite pas qu'Emmanuel Macron dispose d'un blanc-seing. Son escalade est dangereuse et irresponsable. Le RN s'abstiendra », a-t-il expliqué, arguant que le texte contenait, selon lui, deux « lignes rouges » : l'adhésion de l'UE à l'Ukraine et le principe de « dissuasion active ».

Les députés LFI dev [...] Lire la suite