Soupçonné de préparer un attentat, le sans-abri ne faisait que chercher sa valise

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Soupçonné de vouloir poser une bombe, un sans-abri arrêté à tort dans le quartier de La Défense (REUTERS/Christian Hartmann)

Après l'interpellation d'un homme dimanche 18 avril dans le quartier de La Défense, suite à une alerte lancée par un vigile, le tribunal a finalement constaté qu'il s'agissait d'un quiproquo.

Une fausse alerte qui n'a heureusement pas eu de conséquences trop graves pour la personne qui en a été victime. Un homme de 44 ans, sans domicile fixe, a été relaxé ce lundi 19 avril par le tribunal de Nanterre après avoir été interpellé la veille à La Défense, à Puteaux (Hauts-de-Seine).

Installé depuis quelques mois dans un sous-sol du célèbre quartier d'affaires francilien, l'individu a en effet été arrêté à tort après une alerte lancée par un vigile en faction dans l'un des buildings du site. D'après actu.fr, ce dernier soupçonnait le sans-abri de vouloir placer une bombe sous l'immeuble en question.

Un vigile lance l'alerte après deux appels reçus à l'interphone

Le média local précise que l'agent de sécurité a contacté la police après deux appels reçus à l'interphone, dans lesquels il avait cru entendre un homme menacer de poser une bombe. Rapidement arrivés sur place, les policiers ont effectivement trouvé le SDF au pied de l'immeuble, non loin de l'interphone.

Au cours de sa garde à vue, ce dernier a toutefois rapidement fait retomber la pression en expliquant qu'il avait seulement sonné à l'interphone pour demander si quelqu'un avait vu sa valise, qu'il ne retrouvait plus "après être parti en quête de cartons sur lesquels dormir", comme le relate actu.fr.

Relaxe logique pour le sans-abri

"Peut-être que l’homme a parlé de sa valise, mais je n’en suis pas sûr vu son état d’ivresse", a de son côté reconnu le vigile au cours de son audition par les forces de l'ordre. Renseignement pris, l'individu interpellé était effectivement parfaitement inoffensif, même s'il avait déjà fait l'objet de condamnations dans le passé pour conduite en état d'ivresse ou sans assurance.

Au cours de l'audience qui s'est tenue ce lundi au tribunal de Nanterre, le procureur de la République a finalement retenu la thèse du "quiproquo", né d'un malentendu à l'interphone. Il a ainsi demandé et obtenu la relaxe du prévenu, qui a été libéré à l'issue du jugement.

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