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Soupçons de corruption au Parlement européen: Viktor Orban s'amuse des déboires de l'institution

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban à Ljubljana, le 25 juin 2021 - Jure Makovec © 2019 AFP
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban à Ljubljana, le 25 juin 2021 - Jure Makovec © 2019 AFP

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban se frottait les mains ce lundi devant le scandale de corruption qui frappe le Parlement européen, toujours prompt à dénoncer les atteintes à l'État de droit dans ce pays d'Europe centrale.

"Bonjour au Parlement européen!", a-t-il lancé d'un ton moqueur sur son compte Twitter.

"Et là, ils ont dit qu'ils étaient vivement préoccupés par la corruption en Hongrie", a-t-il ironisé, dans un message accompagné d'une photo de 1981 où l'on voit les anciens présidents américains Ronald Reagan et George Bush rire aux éclats.

La Hongrie menacée de gels de fonds

Cette pique du dirigeant nationaliste intervient alors que la Hongrie est sous la menace du gel de plusieurs milliards d'euros de fonds de l'Union européenne (UE), pour cause de réformes jugées insuffisantes contre la corruption. Le Parlement est en première ligne dans ce dossier et appelle régulièrement la Commission à la fermeté.

Dans ce contexte, Bruxelles a maintenu vendredi sa recommandation d'un blocage de 7,5 milliards. Il appartient aux États membres de se prononcer avant le 19 décembre pour valider cette proposition, la rejeter ou en modifier le montant.

L'exécutif européen, qui il y a encore quelques semaines, semblait privilégier une approche conciliante à l'égard de la Hongrie, a plié sous "l'énorme pression politique" du Parlement de Strasbourg, avait récemment jugé Budapest qui s'est donc réjoui devant les nouvelles du week-end.

La vice-présidente du Parlement européen inculpée

La vice-présidente de l'institution, la socialiste grecque Eva Kaili, a été inculpée pour "corruption" et écrouée dimanche à Bruxelles, dans l'enquête d'un juge belge portant sur de gros versements qu'aurait effectués le Qatar pour influencer des décisions.

"En résumé, le groupe de l'alliance progressiste a monté de toutes pièces des mensonges sur la corruption en Hongrie depuis des années, et maintenant leur figure de proue (...) est impliquée dans le plus gros scandale de l'histoire de l'UE", a commenté sur Twitter Balazs Hidveghi, un eurodéputé du parti d'Orban. "Un bel exemple d'hypocrisie", a-t-il fustigé.

Article original publié sur BFMTV.com