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La solitude choisie, un bonheur pour le cerveau

Une femme perchée dans un arbre lit. Elle surplombe des enfants qui jouent au ballon et un trio d’adultes, assis sur un banc, qui semblent en grande conversation. La une de New Scientist cette semaine est particulièrement apaisante. Qui n’aimerait prendre la place de cette femme ? Hors du monde et si heureuse de l’être.

C’est le sujet d’un long article qui nous invite à découvrir l’autre facette de la solitude. Contrairement à l’isolement social et affectif dont souffrent de nombreuses personnes, au point qu’on parle d’une “épidémie de solitude”, la solitude choisie est bénéfique pour la santé et… nos relations sociales.

La journaliste Heather Hansen, coautrice du livre qui paraîtra à la mi-avril Solitude. The Science and Power of Being Alone (non traduit en français), cite plusieurs expériences scientifiques qui montrent ces aspects positifs. Des neuroscientifiques ont découvert par exemple que “lorsque les gens passent quinze minutes seuls, il se produisait un ‘effet de désactivation’, c’est-à-dire une diminution des émotions fortes à la fois positives et négatives, comme l’excitation et l’anxiété”, décrit-elle. Les sensations de calme sont, elles, augmentées.

En résumé, “une petite quantité de solitude permet de s’apaiser après une excitation, de se calmer après avoir été en colère, ou de se sentir tranquille quand on le souhaite”. D’autres études lient le fait d’être seul à une créativité plus foisonnante. Pour peu que la solitude soit recherchée. Comment parvenir à cet état de bien-être ? Doit-on privilégier telle ou telle activité ? Pas du tout, répond New Scientist, qui cite des travaux ayant conclu que “ce n’est pas ce que vous faites dans les moments de solitude qui importe, mais plutôt d’avoir le choix de l’activité”.

Tout cela reste subtil, et la déprime n’est pas forcément très loin. “S’il n’y a probablement pas de chiffre magique, une étude récente […] conclut à l’existence d’un point de bascule où la solitude devient de l’isolement, et passer plus de 75 % de son temps seul était associé à un sentiment plus fort d’isolement”, indique l’hebdomadaire britannique.

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