Un soap et au lit : « Melrose Place », le triomphe du grand n'importe quoi

Par Fabrice Dupreuilh
·1 min de lecture
La joyeuse bande de Melrose Place.
La joyeuse bande de Melrose Place.

« Melrose Place, c'est Beverly Hills, mais dans un immeuble dont les locataires sont incapables de décider s'ils sont amis ou amants. » Cette définition, on la doit au magazine américain Newsweek dans un article de 2004. Une synthèse assez juste. Oui, c'est vrai, lorsque la Fox lance Melrose Place en 1992, elle compte surfer sur l'incroyable succès de Beverly Hills, qui, depuis trois ans, raconte, sous la plume du scénariste producteur Darren Star, les aventures amoureuses d'adolescents pleins aux as, mais curieusement sans acné. (En fait, tout s'explique : les comédiens avaient tous plus de 18 ans !) Confiée de nouveau au roi Darren, Melrose Place, spin-off de Beverly Hills, suivra cette fois les déboires d'une bande de trentenaires sans-le-sou mais tout aussi à l'ouest quand il s'agit de gérer leurs sentiments amoureux. Au bout d'une saison, les audiences ne décollant pas, Melrose Place, la série un brin libérale qui promettait d'aborder des thèmes chers aux 20-30 ans, se transforme, avec l'entrée au générique de l'actrice Heather Locklear, en une sorte de Dynastie survoltée. Un virage à 180 degrés et 300 kilomètres-heure pour le meilleur ? et parfois pour le pire ?, mais surtout pour le plus grand bonheur de la Fox. La série drainera, après un début difficile, près de 15 millions de fidèles aux États-Unis et les 226 épisodes cartonneront en France, où elle sera diffusée le samedi en fin d'après-midi par TF1.

Au départ, Melrose Place,ce n'est rien de plu [...] Lire la suite