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Ski Alpin: sans Sarrazin, les Bleus de Clément Noël espèrent malgré tout briller à Chamonix

Le public chamoniard aurait rêvé de faire un triomphe à Cyprien Sarrazin, vainqueur des deux descentes de Kitzbühel en Autriche il y a deux semaines. Il devra pourtant se contenter de mettre l’ambiance pour les slalomeurs. Au vu du très faible enneigement aux abords de la piste, il était trop dangereux de laisser des descendeurs s’élancer vendredi et samedi lors des deux courses initialement prévues. Le risque pour eux en cas de chute, c’était d’aller terminer leur course dans des filets de sécurité plantés au beau milieu de la terre.

Mais la neige ne manque pas sur la Verte des Houches, raison pour laquelle les organisateurs et la Fédération Internationale de ski ont réussi à maintenir le bon déroulement du slalom. Et si les fans n’auront pas le loisir d’applaudir la nouvelle coqueluche de la vitesse masculine française, ils pourront au moins se consoler avec des slalomeurs tricolores, capables du meilleur.

Un bon week-end pour Clément Noël ?

Avec deux podiums à Madonna Di Campiglio et Schladming et une quatrième place à Wengen, Clément Noël, champion olympique à Pékin en 2022, n’a pas toujours tout bien fait depuis le début de la saison. Mais il a su montrer sa capacité à jouer la gagne. "La manche la plus aboutie doit être la deuxième de Wengen, difficile par son tracé, c’est une fierté d’avoir réussi à la sortir celle-là, sourit-il. A part celle-là, il n’y a pas eu de manche où j’ai lâché complètement les chevaux. Les voyants sont au vert depuis un petit moment, je me sens bien, je skie très bien, mais pour l’instant, le bilan est plutôt mitigé voire négatif. Maintenant il faut mettre deux belles manches en bas pour espérer jouer devant."

Et pour le coup, à Chamonix, Clément Noël a déjà montré par le passé toute l’étendue de son talent, vainqueur à deux reprises en slalom sur une piste qu’il n’affectionne pas particulièrement pour autant. "C’est un endroit que j’aime bien car ça respire l’histoire du ski et de la montagne, mais je ne crois pas pour autant aux pistes fétiches ou maudites."

Des conditions différentes

Une piste au profil un peu différent de la Ganslern de Kitzbühel ou de la Planaï de Schladming sur laquelle il n’est pas évident de toujours bien skier. "C’est un profil un peu différent des grandes classiques qui sont difficiles techniquement confirme Steven Amiez, sixième à Kitzbühel en janvier. Ici à Chamonix, c’est un peu plus facile avec des portions plus plates. Mais ça fait justement toute la difficulté de la piste car c’est dur d’aller vite sur les plats."

Encore plus dans les conditions de neige annoncées ce dimanche, bien différentes de celles des glaciales courses de la mi-janvier. "Ça demande de l’adaptation reconnaît Steven Amiez. Sur cette neige-là, une neige de printemps, il faut être plus doux et plus rond dans les appuis car ça freine très vite. Mais ça ne me dérange pas confie le fils de Sébastien, vice-champion olympique de slalom à Salt Lake City en 2002. Il faut être polyvalent et être capable de bien skier dans toutes les conditions."

Article original publié sur RMC Sport