Les shampoings et gels douche jouent un rôle dans la pollution intérieure

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Woman washes her hair with shampoo in bathroom. Woman washing her hair with a lot of foam inside a shower. Back view of young woman washing her hair.
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Les produits de la salle de bain contiennent des substances chimiques qui s’évaporent dans l’air et affectent nos voies respiratoires.

Les produits d’entretien, les moisissures et le tabagisme ne sont pas les seules sources de pollution intérieure. Malgré leur senteur agréable, d’autres produits stockés dans la salle de bain participent à rendre l’air intérieur néfaste pour la santé, d’après les résultats d’une étude publiée dans la revue Indoor air.

Une équipe de scientifiques de l’université de York, en Angleterre, a étudié les émanations dégagées après une douche à l’aide de tuyaux adaptés et les a quantifiées. Les participants ont notamment dû utiliser un nettoyant pour le visage, un gel douche, un shampoing, un après-shampoing, une crème hydratante et un déodorant aérosol.

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Mieux informer les consommateurs des risques

Verdict : les shampoings à l’odeur d’agrume dégagent du limonène, un hydrocarbure présent dans de nombreuses huiles essentielles et hautement réactif. Les après-shampoings libèrent quant à eux de l'alcool benzylique, une substance irritante, et les crèmes hydratantes laissent s’échapper de l'éthanol. D’autres substances ont été détectées, probablement liées à la lessive utilisée pour nettoyer les serviettes.

Notons que les quantités émises variaient en fonction des participants. Globalement, ceux qui se rinçaient le plus étaient également ceux qui produisaient le moins d'émissions.

Ces composés organiques volatiles peuvent avoir des conséquences sur la santé comme des allergies, des maux de tête, des irritations des voies respiratoires. Selon les scientifiques, il faudrait rendre les fabricants responsables de la pollution générée par les produits qu'ils commercialisent. De plus, ils recommandent d’interdire l’utilisation des aérosols ou du moins d’indiquer les effets de ces produits sur la santé et sur l’environnement.

"Des labels de qualité de l'air aideraient les consommateurs à connaître les impacts négatifs possibles et pourraient bien encourager les fabricants à modifier leurs produits pour attirer des acheteurs soucieux de leur santé", conclut Amber Yeoman, l’auteure principale de la recherche.

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