Les services secrets néerlandais empêchent un espion russe d'accéder à la Cour pénale internationale

Le siège de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye (Pays-Bas). - ROBIN UTRECHT / ANP / AFP
Le siège de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye (Pays-Bas). - ROBIN UTRECHT / ANP / AFP

Les services secrets néerlandais ont annoncé ce jeudi avoir empêché un espion russe d'accéder à la Cour pénale internationale (CPI), qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, et qui enquête sur des crimes de guerre présumés en Ukraine.

"L'AIVD (services secrets néerlandais) a empêché un agent du renseignement russe d'accéder en tant que stagiaire à la Cour pénale internationale (CPI)", a déclaré l'agence dans un communiqué, précisant qu'il s'agissait d'un individu qui travaille pour le renseignement militaire russe GRU.

Fausse identité brésilienne

"La personne en question travaille pour le service de renseignement militaire russe, mais elle a utilisé une identité de couverture brésilienne pour voyager du Brésil aux Pays-Bas", poursuit le communiqué.

Sergey Vladimirovich Cherkasov, qui utilisait une fausse identité sous le nom de Viktor Muller Ferreira, s'était vu refuser l'entrée aux Pays-Bas en avril dernier et avait été renvoyé au Brésil.

"Grâce à leur fausse identité, ces espions sont difficiles à repérer. Parce qu'ils se présentent comme des étrangers, ils ont accès à des informations qui seraient inaccessibles à un ressortissant russe", explique l'AIVD. La personne en question était censée commencer un stage à la CPI, ce qui signifiait qu'elle aurait eu accès au bâtiment et aux systèmes de la Cour.

Enquêtes sur l'Ukraine et la Géorgie

La Cour pénale internationale enquête sur les éventuels crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine. Elle se penche également sur des crimes de guerre lors de la guerre russe en Géorgie en 2008. Pour toutes ces raisons, l'accès secret aux informations de la Cour pénale internationale serait très utile pour les services de renseignement russes, explique l'AIVD.

La Russie affirme que les allégations de crimes de guerre sont fausses et le président russe Vladimir Poutine a justifié l'invasion en disant que l'Ukraine supervisait un "génocide" dans l'est du pays.

Article original publié sur BFMTV.com