Publicité

Serge Grouard, ex-candidat à la présidence des Républicains, quitte le parti

Serge Grouard, maire d’Orléans, quitte les Républicains
Serge Grouard, maire d’Orléans, quitte les Républicains

POLITIQUE - En décembre, il voulait présider Les Républicains. Trois mois plus tard, il les abandonne. Le maire d’Orléans Serge Grouard a annoncé dimanche 12 mars quitter Les Républicains et appelé à « construire une nouvelle majorité », alors que sa formation politique se perd dans « de petits jeux politiques stériles » et n’a « plus aucune ligne politique » ni de projet pour le pays.

« J’ai décidé de quitter Les Républicains, après plus de quarante ans d’adhésion à la famille politique gaulliste », écrit Serge Grouard dans un communiqué. « Alors que la France va mal, les Républicains n’ont plus aucune ligne politique et pas davantage de projet pour notre pays », estime l’ancien député du Loiret.

« En cherchant à jouer au Parlement ’le parti charnière’, un coup avec la majorité, un coup dans l’opposition, ils se perdent dans de petits jeux politiques stériles, dignes des pires heures de la IVe République que le général de Gaulle a pourtant tellement combattue », explique l’élu.

Serge Grouard était candidat à la présidence de LR à l’occasion du Congrès qui s’est tenu en décembre, après la démission de Christian Jacob. Il n’a cependant pas pu prendre le départ, faute de parrainages suffisants.

Grouard pour un « accord de gouvernement » avec Macron

En août 2022, le maire d’Orléans avait plaidé pour un « accord de gouvernement » avec la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron, dans un discours où il avait défendu sa candidature à la présidence des Républicains.

Parce qu’il estime que « l’heure est grave et parce que la crise politique couve », Serge Grouard a rappelé dimanche avoir « proposé lors des élections internes à LR, sans succès, un pacte de gouvernement clair et net avec le président de la République sur la base de quatre urgences pour la France : environnement et énergie, sécurité et immigration, santé et hôpital, dettes et réforme de l’Etat ».

« Je persiste : il faut d’urgence construire une nouvelle majorité pour éviter le pire. Plus tard, il sera trop tard », ajoute-t-il.

À voir également sur Le HuffPost :

Réforme des retraites : au Sénat, la droite utilise l’article 38, la gauche parle de « bâillon »

Réforme des retraites : au Sénat, le « CDI seniors » signe une première défaite pour le gouvernement