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"Nous sentons de l'injustice": le groupe PNL interpelle Emmanuel Macron sur la situation à Gaza

Après avoir pris la parole sur les réseaux sociaux ces derniers jours, pour dénoncer la situation à Gaza et apporter leur soutien aux Palestiniens et aux Israéliens touchés par le conflit le groupe de rap PNL, s'est à nouveau exprimé sur Instagram ce mercredi pour interpeller le président Emmanuel Macron au lendemain du bombardement d’un hôpital de Gaza, qui a fait au moins 200 victimes selon le Hamas.

Rappelant d'abord être "fier d'être français" et "condamner les attaques du Hamas sur des enfants et civils innocents", Ademo, l'un des deux membres du duo de rap, a exhorté le chef de l'État à "soutenir les civils à Gaza en pleine perdition" et à "tenir un discours universel" pour "rassembler" et "représenter la paix universelle".

"Comment peut-on manger tranquillement en regardant ces atrocités? Ou même dormir sur ses deux oreilles comme si de rien n'était. En France et ailleurs dans le monde, nous pleurons, nous sentons de l'injustice, nous voyons que des enfants et des femmes tentent de survivre quand ils ne meurent pas", a affirmé Ademo sur Instagram.

"On assiste tous à ce massacre de civils innocents, impuissants, et on ne peut que partager des vidéos, c'est insoutenable. C'est quoi la solution monsieur le Président Emmanuel Macron? On dit rien? On justifie l'injustifiable? Ou on se repositionne enfin en humains justes et responsables et on "tente" un minimum de réassurer le respect des droits de l'homme et la défense de la paix", a ajouté NOS, le second membre de PNL.

Et Ademo de conclure: "La France doit représenter les valeurs d'un pays 'franc' avec de l'honneur, de l'amour, fort, sage, juste et "libre" et tenir un discours universel afin de nous rassembler quelle que soit la religion ou la couleur de peau. (...) C'est la responsabilité d'un grand Homme que de prendre des décisions unificatrices quand l'heure est à la division."

Raid sur un hôpital à Gaza

En représailles de l'attaque du Hamas contre Israël, qui a fait depuis la semaine dernière plus de 1.400 morts et 126 otages, selon les derniers chiffres fournis par des responsables israéliens, l'État hébreu pilonne sans relâche la bande de Gaza assiégée.

Mardi soir, au moins 200 personnes ont été tuées dans un raid aérien sur un hôpital de la ville de Gaza, selon un premier bilan du ministère de la Santé du Hamas, qui accuse Israël.

Attribué au Jihad Islamique par l'État hébreu, ce raid a rapidement provoqué de nombreuses réactions internationales condamnant Israël, notamment de la Jordanie et de la Ligue Arabe, et des manifestants ont investi les rues en Cisjordanie occupée, à Amman et Tunis.

Mardi soir, Emmanuel Macron s'est également exprimé pour "condamner l'attaque contre l'hôpital Al-Ahli Arabi de Gaza qui a fait tant de victimes palestiniennes". "Rien ne peut justifier de prendre des civils pour cibles (...) Toute la lumière devra être faite", a ajouté le chef de l'État qui a également appelé à l'ouverture "sans délai" de l'accès à la bande de Gaza pour l'aide humanitaire.

Article original publié sur BFMTV.com