Sentir littéralement la présence d'une maladie ? C'est possible !

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Une femme a été capable de détecter la maladie de Parkinson chez son mari.

La présence de certaines maladies dérèglent le système métabolique et provoque une odeur différente.

Le nez humain serait capable de détecter la présence de certaines maladies. Une faculté attribuée à certains animaux, comme les chiens, et que les humains possèderaient également, comme le résume National Geographic. En effet, certaines maladies modifieraient bien notre odeur corporelle : "Le diabète peut donner à l’urine une odeur de pomme avariée et la fièvre typhoïde donne au corps une odeur de pain cuit. Pis encore, la fièvre jaune donnerait apparemment à la peau la même odeur que celle d’une boucherie", liste le site internet.

Comment expliquer la modification de l’odeur corporelle de certains malades ? "La principale raison, c’est que nos organismes relâchent des substances volatiles dans l’air en permanence. Elles sont transportées par notre haleine et suintent littéralement de tous nos pores", explique National Geographic. Ces substances peuvent être modifiées en fonction de la présence de certaines maladies qui peuvent dérégler l'ensemble du système métabolique.

Sentir... la maladie de Parkinson

Mais alors, pourquoi ne pas donner la possibilité à certains de sentir les odeurs des autres et de dépister la présence de certaines maladies ? Ce super-pouvoir, Joy Milne le possède. Grâce à son odorat, cette Écossaise était parvenue à détecter un changement d’odeur chez son mari. Au fil des années, les médecins lui ont diagnostiqué la maladie de Parkinson et cette odeur s’est accentuée au fur et à mesure. Pour aider la recherche scientifique, Joy Milne a même réalisé un test en sentant 12 t-shirts dont six appartenaient à des patients atteints de la maladie de Parkinson. Elle a été capable d’identifier correctement les six t-shirts et même, un de plus. Une erreur ? Absolument pas, la maladie a été identifiée chez ce patient quelques mois plus tard.

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Comme d’autres maladies, Parkinson possède bien sa propre signature moléculaire. "C'est du musc, mais un autre type de musc. C'est comme le lait quand il devient aigre : c'est toujours du lait mais avec quelque chose de différent". Au Manchester Institute of Biotechnology, une équipe travaille actuellement à la mise en place d’un test d’odeur pour détecter la présence de certaines odeurs et, donc, de certaines maladies. Grâce à la collecte de plus de 800 échantillons de sébum, les chercheurs ont identifié la présence de certaines molécules chez les patients atteints par la maladie de Parkinson. Une piste pour concevoir une empreinte olfactive de certaines maladies.

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