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Seine-Saint-Denis : ce que l’on sait de la découverte d’ossements humains dans un jardin de Pantin

Un couple a été arrêté et présenté à la justice dans le cadre d’une affaire qui dure depuis 20 ans. Des ossements, qui pourraient être ceux d’un enfant de 5 ans, ont été retrouvés dans leur jardin.

Des ossements restés une vingtaine d’années sous terre. Un couple s’est retrouvé devant la justice ce jeudi 8 février, au lendemain de la découverte d’« ossements humains » enterrés dans le jardin de leur maison de Pantin, en Seine-Saint-Denis. Ces fouilles ont eu lieu dans le cadre d’une enquête sur un mystérieux meurtre d’enfant il y a 20 ans.

Cette affaire singulière avait débuté en janvier 2021 lorsque, au détour d’une plainte pour violences conjugales contre son mari, une mère de famille nombreuse indique que celui-ci aurait tué en 2004 son fils de 5 ans qu’elle avait ramené du Togo.

Une enquête préliminaire est alors ouverte pour tenter de déterminer l’existence de cet enfant fantôme et de retrouver un éventuel cadavre. Les recherches ne donnent alors rien mais une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction de Bobigny, est ouverte en 2023.

Les os d’un enfant de « 5 à 10 ans »

Après une accumulation d’investigations, le couple, dont l’homme est âgé de 65 ans et la femme de 54 ans, a été arrêté mardi. Ils ont été placés en garde à vue du chef de meurtre sur mineur de moins de 15 ans à la sûreté territoriale, chargée de l’enquête depuis 2021. « Sur la base des éléments précédemment accumulés, des déclarations ont permis de cibler l’endroit où l’enfant avait été susceptible d’avoir été enterré », a déclaré à l’AFP une source policière.

En fin de journée mercredi, des fouilles ont ainsi été menées dans le jardin de leur maison de Pantin où ils résidaient à l’époque des faits. Vers 19 h 00, les recherches « ont permis de découvrir des ossements humains susceptibles de correspondre à la tranche d’âge de la victime », estimée à « 5-10 ans », a poursuivi cette source.

Une expertise ADN pour évaluer le lien avec le couple

Des expertises doivent désormais établir si ces ossements, qui seraient restés une vingtaine d’années sous terre, sont bien ceux d’un enfant et si l’ADN correspond à au moins l’un des parents. Le cas échéant, elles devront aussi essayer de déterminer les circonstances du décès, les mis en cause ne donnant « pas de précision sur la façon dont il est mort », a indiqué une source policière.

L’enquête n’a pas permis en l’état de retrouver de trace d’existence légale de la victime présumée, qui se prénommerait Virgile selon la plainte initiale de 2021.

Les suspects étaient présentés jeudi en fin de journée à un juge d’instruction, selon une source policière. Contacté par l’AFP, le parquet de Bobigny n’a pas souhaité communiquer sur ce dossier en raison de l’information judiciaire en cours.

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