Publicité

Seb Mellia visé par de nouveaux témoignages d’agressions sexuelles et viols dans « Télérama »

Seb Mellia, ici dans un sketch publié sur sa chaîne YouTube, en janvier 2024.
Capture d’écran YouTube Seb Mellia, ici dans un sketch publié sur sa chaîne YouTube, en janvier 2024.

VIOLENCES SEXUELLES - « De ma vie, je n’ai jamais vu quelqu’un insister autant. » Ce jeudi 7 mars, Télérama a publié une série de nouveaux témoignages de femmes accusant l’humoriste Seb Mellia d’agression sexuelle ou de viol, s’ajoutant ainsi à plus d’une vingtaine d’autres récits déjà récoltés par la comédienne Florence Mendez sur les réseaux sociaux.

« Tu peux rallumer la lumière tant que tu veux, je ne partirai pas », aurait dit Seb Mellia à l’une d’entre elles, après l’avoir raccompagnée jusque dans les escaliers de chez elle. « C’est triste à dire, mais c’est plus tard, en échangeant avec un ami, que je me suis rendu compte que j’avais couché avec lui pour pouvoir rentrer chez moi », précise Chloé, qui a rencontré Seb Mellia au Paname Art Café en 2016.

Louise, elle aussi humoriste, explique à Télérama avoir subi de la part du stand-upper ce qu’elle considère comme du harcèlement sexuel. « Alors qu’il me ramenait chez moi en voiture après avoir joué au Paname en 2016, on a passé la place de la République et là, il a complètement changé. Il voulait que je l’embrasse, a insisté lourdement, m’a léché la joue, voulait me toucher les seins, me montrait qu’il bandait », raconte la trentenaire à l’hebdomadaire.

11 témoignages

Dans l’enquête, onze femmes témoignent de faits présumés survenus entre 2011 et 2022. Si certaines, comme les deux précédemment citées, travaillent dans le domaine du stand-up, les huit autres sont des spectatrices de ses one man shows.

Justine, par exemple, a été boire un verre avec Seb Mellia après l’un de ses spectacles en 2021. Ils ont ensuite prolongé la soirée chez elle. « Au début, tout se passe bien, jusqu’au moment où il me retourne. Sans prévenir, sans préparation, il entame une sodomie », explique-t-elle.

Avant d’ajouter : « On recommence tranquillement ce qu’on était en train de faire et il me retourne de nouveau. Là, il me plaque la tête contre le mur. J’étais coincée. Et il recommence. Je lui dis d’arrêter. Mais il n’entend pas. J’avais bien exprimé mon refus, mais il a continué. À ce moment-là, je lâche vraiment, je suis en sidération. »

Seb Mellia se défend

Toutes décrivent un homme insistant. « Si tu ne me donnes pas le numéro de ta chambre, tu sais que je suis capable d’aller frapper à toutes les portes », aurait dit Seb Mellia à Élodie, après l’avoir plaqué contre un mur en pleine rue. « Il a essayé de me toucher, de m’embrasser à plusieurs reprises. À chaque fois, je me suis détournée, j’ai fait un pas en arrière », raconte de son côté une certaine Caroline.

Seb Melia garde, lui, la même défense qu’il a entreprise à la mi-février. Par la voix de son avocate maître Émilie Sudre, celui-ci « dément tout rapport sexuel ou échange de messages non consentis » et n’exclut pas intenter des procédures en justice pour diffamation contre quiconque déposera une plainte à son encontre.

Depuis la dizaine de témoignages déjà récoltés par l’humoriste Florence Mendez sur les réseaux sociaux en janvier, plusieurs stand-uppers ont pris la parole pour défendre les victimes présumées. C’est le cas d’Akim Omiri et Kevin Razy. Et à la mi-janvier, l’un de ses spectacles à Bruxelles a été chahuté par des militantes féministes.

À voir également sur Le HuffPost :

Aux César, malgré le discours de Judith Godrèche, la vague MeToo ne déferle pas sur le monde cinéma

#MeTooGarçons : pourquoi la libération de la parole des hommes sur les violences sexuelles est aussi compliquée