Scène de crime. Le gaz explosif d’une arme à feu peut modifier les projections de sang

Courrier international (Paris)
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Des chercheurs ayant étudié les trajectoires des éclaboussures de sang ont obtenu des résultats contre-intuitifs qui pourraient transformer l’analyse d’une scène de crime.

Le 3 février 2003, l’actrice Lana Clarkson est retrouvée morte, tuée par arme à feu, au domicile californien du producteur de disques Phil Spector. L’homme sera reconnu coupable du meurtre en 2009 au terme d’un second procès très médiatisé aux États-Unis.

Ses avocats ont défendu la thèse du suicide de la jeune femme au prétexte que la veste blanche de leur client n’était tachée que de 18 gouttes de sang. Selon eux, le tireur aurait dû en être couvert. “Une nouvelle étude, qui montre comment le gaz d’échappement du canon déplace les projections de sang, pourrait expliquer pourquoi ils avaient tort”, rapporte Science. L’étude est publiée le 20 avril dans la revue Physics of Fluids.

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En général, quand un individu tire au pistolet à une distance rapprochée de sa victime, de minuscules gouttes de sang sont projetées vers lui, et les experts partent du principe que ce fluide voyage suivant des trajectoires rectilignes. Mais la réalité est plus compliquée.

Tourbillons de gaz et milieux transparents

Pour démontrer comment la veste de Phil Spector a pu rester quasi immaculée bien qu’il ait tiré le coup mortel, Alexander Yarin, de l’université de l’Illinois, et ses collègues se sont appuyés sur “des simulations de dynamique des fluides que sont les gouttelettes de sang réagissant avec le tourbillon de gaz d’échappement, ainsi que sur des expériences utilisant un récipient en mousse rempli de sang de porc”,

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