Savoie : un homme condamné à 4 ans de prison pour le vol et le viol d’un chien

Une chienne de race samoyède a été volée et violée par un homme de 43 ans - Getty Images/500px (Getty Images/500px)

Un homme de 43 ans a été condamné à 4 ans de prison pour "atteinte sexuelle sur un animal domestique" et "mauvais traitements" sur une chienne de 12 ans. Il a déjà fait 20 ans de détention pour des faits de violence.

Lorsque Flicka, une chienne de race samoyède, a été enlevée le 15 septembre 2022, ses propriétaires n’imaginaient pas l’horreur que vivrait leur animal. Âgée de 12 ans, celle-ci a en effet été violée par son kidnappeur, comme le rapporte Le Dauphiné Libéré. L’auteur des violences, un homme de 43 ans, déjà condamné à plusieurs reprises, nie tout en bloc. Il attribue le vol à quelqu’un d’autre et refuse de reconnaître le reste des faits.

Cette histoire sinistre commence donc le 15 septembre dernier vers 17h30. Ce jour-là, Flicka, qui a été laissée attachée dehors pour quelques minutes, est enlevée près de la patinoire de Chambéry. Sa propriétaire, qui n’est qu’à une dizaine de mètres, détourne le regard une minute. Cela suffit pour que sa chienne disparaisse. Elle a beau appeler "Flicka", crier et chercher alentour, rien n’y fait. Ce n’est que 5 jours plus tard qu’elle aura le fin mot de l’histoire.

Une personnalité psychopathique

Le 20 septembre 2022, la police reçoit une information selon laquelle un homme correspondant au profil de kidnappeur de Flicka se trouve dans un squat bien connu des forces de l’ordre, dans la ville voisine de La Ravoire. En arrivant, les fonctionnaires entendent des bruits de coups et des cris de chien, puis ils tombent sur cet homme de 43 ans. Celui-ci a déjà passé 20 ans en prison pour des faits de violence et a déjà été condamné pour des abus sur une autre chienne en 2020. Ils l’embarquent et récupèrent Flicka, enfermée dans une cave avec un quignon de pain sec et une gamelle vide.

Cette fois, l’homme refuse toutefois de reconnaître les faits. "Ce n’est pas moi qui ai commis des actes sexuels sur ce chien. Ça ne va pas la tête ? Ce n’est pas possible. Et je ne suis pas un psychopathe pour maltraiter les chiens et leur taper dessus !", s’est-il exclamé durant son procès. Des propos qui s’opposent à ceux que les policiers rapportent : "Les chiens sont des démons qui violent les femmes et les enfants avant de les mordre, ils doivent subir le même sort !" De plus, l’examen vétérinaire a révélé "une inflammation de la vulve et un œdème vaginal permettant de suspecter, sans pouvoir attester, qu’il y ait eu pénétration".

Sur la base de l’expertise psychiatrique, qui a établi une personnalité psychopathique, le procureur a jugé que la prison était plus adaptée qu’un hôpital spécialisé. Et pour cause, lorsqu’il s’y trouvait, l'accusé "effrayait les patients et agents lors de ses hospitalisations”. Il a donc été condamné à 4 ans de prison.

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