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Sandrine Rousseau réclame des sanctions contre les trois députés RN ayant posé devant une pancarte sexiste

Les trois élus avaient pris la pause vendredi dernier devant une pancarte sur laquelle était inscrit un « slogan » misogyne visant Sandrine Rousseau et la secrétaire nationale d’EELV, Marine Tondelier.

Sandrine Rousseau, députée EELV, (ici à l’Assemblée nationale en octobre 2023) réclame une sanction contre trois députés RN
BERTRAND GUAY / AFP Sandrine Rousseau, députée EELV, (ici à l’Assemblée nationale en octobre 2023) réclame une sanction contre trois députés RN

POLITIQUE - « Le sexisme est un délit ». L’élue écologiste, Sandrine Rousseau, annonce sur X (ex-Twitter) qu’elle a déposé, ce lundi 29 janvier, une demande de sanction auprès de la Présidence de l’Assemblée nationale à l’encontre de trois députés du Rassemblement national. Christophe Barthes, Julien Rancoule et Frédéric Falcon avaient posé vendredi dernier devant une pancarte affichant le message : « Va faire la soupe salope ».

La scène a eu lieu vendredi 26 janvier sur un blocage à Narbonne organisé par des agriculteurs en colère. Les trois élus de l’Aude, écharpes tricolores autour du cou, ont pris la pose devant l’affiche déposée sur l’avant d’un tracteur. Le plus jeune des trois, Julien Rancoule, a publié la photo sur ses réseaux sociaux avant de la supprimer.

« L’inscription sur la pancarte est devenue un slogan »

L’insulte misogyne visait directement la secrétaire nationale d’EELV, Marine Tondelier, ainsi que Sandrine Rousseau. La formule, assumée et revendiquée par les trois intéressés, fait référence à une séquence datant du 13 juin 2023. Lors d’un vif échange, un vigneron avait lancé « Va faire la soupe salope » aux deux femmes venues échanger avec les viticulteurs Audois.

Contacté par L’Indépendant, Julien Rancoule se défend ainsi : « L’inscription sur la pancarte est devenue un slogan. Nous n’aurions pas utilisé les termes employés évidemment, mais c’est un cri de colère de paysans qui travaillent dur pour une misère et qui se font, eux par contre, constamment insulter d’assassins et de pollueurs par les écologistes extrémistes ».

Sandrine Rousseau avait réagi sur X après la publication de la photo vendredi « le fascisme est une contre-révolution masculiniste ». Elle précise aussi dans son dernier tweet qu’une procédure judiciaire est en cours portant sur ces propos.

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