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Salon de l’agriculture : dans les marais charentais, une ferme pour expérimenter le champ des possibles

Au Salon de l’agriculture, l’Inrae présente au public son réseau de fermes expérimentant la transition agroécologique du champ à la table du consommateur. Reportage à Saint-Laurent-de-la-Prée, dans le marais charentais.

C’est un paysage secret, pas si anodin que pourrait le faire penser l’absence de tout relief. Le marais doux charentais aux alentours de Rochefort-sur-mer (Charente-Maritime), c’est une succession de prairies et de champs cultivés, entourés de larges fossés plein d’eau, une terre gagnée sur la mer au 12e siècle, mais que celle-ci reconquiert de plus en plus souvent du fait de l’élévation de son niveau. L’humain y a fait tour à tour de l’élevage, du sel, des cultures.

"C’est une terre argileuse, difficile à exploiter car elle dépend de la présence de l’eau qui peut être soit trop abondante, soit manquante, avec un réseau de fossés soumis aux apports estivaux du fleuve Charente qui réalimente le marais, si bien que les choix de cultures sont toujours très délicats", explique Lilia Mzali, directrice de l’unité expérimentale de l'Institut de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) à Saint-Laurent-de-la-Prée (Charente-Maritime), la commune où est située l’exploitation.

Celle-ci fait partie d’un réseau de trois fermes du département de recherche ACT (Action, territoire et transition), expérimentant des écosystèmes agricoles durables en agriculture biologique avec l’unité de Mirecourt dans les Vosges. L’Inrae va notamment mettre à l’honneur ces deux unités tout au long du Salon de l’agriculture, qui ouvre ses portes ce 24 février.

Des vaches maraichines dans le marais doux  Crédit : Inrae
Des vaches maraichines dans le marais doux Crédit : Inrae

Des vaches maraîchines au bord d'un fossé du marais doux charentais. Crédit : Inrae

Le but des chercheurs est de prendre des risques à la place des agriculteurs

La ferme en polyculture élevage de Saint-Laurent-de-la-Prée s’étend sur 160 hectares. 100 hectares sont des prairies permanentes pour les 50 vaches de race locale maraîchine, qui se nourrissent principalement à l’herbe tout au long de l’année. Les cultures en bio, qui s’étendent sur 60 hectares, constituent un des axes des recherches scientifiques. "Notre but, c’est de démontrer qu’on peut cultiver et obtenir des ressources économiquement viables dans le r[...]

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