Publicité

Une saisie record d’armes imprimées en 3D dans le sud de la France

Déjà populaires outre-Atlantique, les armes fabriquées avec des imprimantes 3D fleurissent sur le marché noir. Un premier réseau français a été démantelé.

Les armes imprimées inondent le trafic du fait de leur accessibilité (illustration). - Credit:Richard Gardner/Shutterstock/SIPA / SIPA / Richard Gardner//SIPA

Un phénomène inquiétant, qui menace de se répandre dans les sphères criminelles françaises : les armes fabriquées avec une imprimante 3D. Ce lundi 5 février, Nicolas Bessone, procureur de Marseille, a présenté plusieurs calibres à la presse, dont des « FGC-93 [pour Fuck Gun Control, NDLR] », des carabines 9 mm saisies fin janvier dans le démantèlement d'un vaste réseau qui prenait racine en France et en Belgique, rapporte Libération.

S'il s'agit, selon lui, d'une « première en France », l'utilisation de ces armes qu'il suffit d'imprimer avec une imprimante 3D « pour environ 150 euros » à l'aide d'un guide trouvé sur le darkweb a de quoi inquiéter, précise le procureur.

Car le résultat est « de bonne, voire très bonne » qualité, « proche à 95 % du modèle d'origine », a fait remarquer le colonel Hervé Pétry, chef de l'unité nationale cyber, présent à cette même conférence. Ces armes sont d'autant plus redoutables qu'elles sont abordables, plus accessibles et non traçables, contrairement à leurs équivalents métalliques.

À LIRE AUSSI Pour Joe Biden, les armes à feu ont provoqué une « épidémie de violence »

Le trafic d'armes « ubérisé »

Pour preuve, le coup de filet opéré en janvier dans le sud de la France par la gendarmerie et le GIGN, après une longue traque dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Île-de-France, Grand Est, Midi-Pyrénées et en Belgique. Huit imprimantes 3D, sept armes imprimées à l'aide de ce matériel ont été retrouvées lors d'interpellations [...] Lire la suite

VIDÉO - Incendie dans un immeuble de Marseille, un enfant décédé, 11 personnes hospitalisées