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Saint-Jean-de-Luz : l’adolescent mis en cause était en dépression

A la suite de la minute de silence observée dans tous les établissements de France, le procureur de Bayonne, Jérôme Bourrier a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a d’abord décrit la scène de crime, reconstituée grâce aux auditions des témoins. Vers 9h45, en plein cours d’espagnol, un adolescent se lève très calmement, un rouleau de Sopalin à la main. Il se dirige vers la porte de la salle, la verrouille, puis s’approche de l’enseignante qui se tient debout au tableau. Du rouleau de Sopalin, le garçon extrait un couteau de cuisine avec une lame de 18 centimètres et lui assène un coup à la poitrine. « Un geste rapide, fluide et sans hésitation », précise le procureur. Alors que les autres élèves partent en courant, le meurtrier se dirige vers la salle de classe voisine où finalement, deux professeurs parviennent à le convaincre de lâcher son arme. « J’ai ruiné ma vie, tout est fini », souffle-t-il en déposant le couteau par terre.

Malgré les efforts des secours, Agnès Lassalle, la professeure d’espagnol, âgée de 52 ans, n’a pas survécu à sa blessure. Cette arme, l’adolescent l’a prise la veille au domicile de son père, l’a rangée dans son sac, et l’a donc dissimulée dans un rouleau de Sopalin. Des éléments de préméditation qui ont poussé le parquet à ouvrir une enquête pour « assassinat ».

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