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Sénégal, Pakistan, aide à l’Ukraine : les informations de la nuit

Sénégal : un mort dans la répression des manifestations. “Les forces de sécurité ont violemment dispersé vendredi la contestation contre le report de la présidentielle et le pouvoir du président Macky Sall, qui a fait un premier mort”, rapporte Seneweb. Des manifestations ont eu lieu à Dakar et dans plusieurs villes du pays, notamment à Saint-Louis, où un étudiant en géographie, Alpha Yoro Tounkara, a été tué. La victime “aurait été touchée par une balle au niveau des côtes. Malgré une évacuation rapide vers l’Hôpital régional de Saint-Louis, ses jours n’ont pu être sauvés”, précise le site d’information sénégalais Rewmi. À Dakar, la police a usé de gaz lacrymogènes pour disperser les centaines de personnes qui cherchaient à se rassembler aux abords de la place de la Nation “à l’appel de la société civile et des partis d’opposition”. Cette mobilisation sur tout le territoire était la première contestation d’ampleur depuis le report de dix mois du scrutin présidentiel, initialement prévu le 25 février. Quatorze candidats de l’opposition ont déposé vendredi un recours devant la Cour suprême.

Pakistan : victoire surprise des candidats proches d’Imran Khan. Les candidats de l’ancien Premier ministre Imran Khan, aujourd’hui emprisonné, ont remporté le plus grand nombre de sièges aux élections législatives de jeudi, affirme la BBC, alors que les résultats officiels complets n’ont toujours pas été publiés. Le parti de M. Khan, le PTI, ne pouvait pas présenter de candidats et ses poulains devaient donc faire campagne sous bannière indépendante. Ils ont obtenu 87 sièges, selon un décompte officiel publié dans la nuit de vendredi à samedi, portant sur 243 des 266 circonscriptions. Le parti PML-N de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif est crédité de 69 sièges, tandis que le PPP de Bilawal Bhutto Zardari arriverait troisième avec 51 sièges. “Le succès des candidats liés au PTI était inattendu, la plupart des experts s’accordant sur le fait que M. Sharif – qui semble soutenu par la puissante armée du pays – était clairement le favori”, remarque la BBC. Aucun parti ne pouvant désormais obtenir la majorité, les tractations ont commencé pour former une coalition.

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