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Séisme en Turquie et Syrie: plus de 7800 morts, course contre la montre pour porter secours aux rescapés

Une photo aérienne montre des sauveteurs fouillant les décombres des bâtiments à la recherche de victimes et de survivants dans le village de Besnaya, dans la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles, à la frontière avec la Turquie, suite à un tremblement de terre, le 7 février 2023. - OMAR HAJ KADOUR / AFP
Une photo aérienne montre des sauveteurs fouillant les décombres des bâtiments à la recherche de victimes et de survivants dans le village de Besnaya, dans la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles, à la frontière avec la Turquie, suite à un tremblement de terre, le 7 février 2023. - OMAR HAJ KADOUR / AFP

Dans un froid glacial, les sauveteurs mènent ce mardi soir une course contre la montre pour tenter de porter secours aux rescapés au lendemain du puissant séisme dont le bilan, en constante aggravation, dépasse désormais les 7800 morts en Turquie et en Syrie.

Vingt-trois millions de personnes sont "potentiellement exposées, dont environ cinq millions de personnes vulnérables", a mis en garde l'Organisation mondiale de la santé. L'OMS avait auparavant dit redouter "des bilans huit fois plus élevés que les nombres initiaux".

L'aide internationale commence à arriver mardi en Turquie où un deuil national a été décrété pour sept jours. Le décompte des morts s'y établit pour le moment à 5894. En Syrie, 1932 morts ont pour l'instant été recensés, soit un total provisoire de 7826.

"Des centaines de personnes restent piégées sous les décombres"

Le mauvais temps complique la tâche des secours et rend le sort des rescapés plus amer encore, grelottant sous des tentes ou autour de braseros improvisés. Profondément meurtrie, la région turque de Kahramanmaras (Sud-Est), difficile d'accès, est ensevelie sous la neige.

En Syrie, le bilan devrait "grimper considérablement car des centaines de personnes restent piégées sous les décombres", selon les Casques blancs (volontaires de la protection civile) dans les zones rebelles.

En zone gouvernementale, la province d'Alep concentre plus du quart des décès, selon les médias d'État. La ville, déjà dévastée par le conflit, a été durement frappée avec une cinquantaine de bâtiments effondrés et des sites historiques endommagés y compris la célèbre citadelle.

"Qui n'a pas peur? Tout le monde a peur!"

Dans le Sud de la Turquie, les pompiers ne parvenaient pas mardi soir à éteindre l'énorme incendie provoqué par la chute de conteneurs dans le port d'Iskenderun où un énorme nuage, potentiellement toxique, s'élevait dans le ciel.

Le séisme a aussi touché le point de passage de Bab al-Hawa, le seul pour la quasi totalité de l'aide humanitaire aux zones rebelles en Syrie acheminée depuis la Turquie, selon l'ONU.

Le Croissant-Rouge syrien, qui opère dans les zones gouvernementales, a appelé l'UE à lever les sanctions contre Damas et demandé assistance à l'Agence américaine de développement (USAID).

A Sanliurfa en Turquie, les autorités ont ouvert des dortoirs pour les rescapés dans les gymnases, les collèges ou les mosquées. Mais nombre d'habitants ont préféré dormir dehors. "Qui n'a pas peur? Tout le monde a peur!", assure Mustafa Koyuncu, 55 ans, entassé avec sa femme et ses cinq enfants dans la voiture familiale.

Article original publié sur BFMTV.com