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Séisme à Taïwan : des scientifiques décryptent ce qui s’est passé

Mercredi 3 avril, peu avant 8 heures (2 heures du matin en France) la région de Hualien, dans l’est de Taïwan, a été secouée par un violent séisme de magnitude 7,4, le plus important depuis vingt-cinq ans. Taïwan “est située dans l’une des régions du monde les plus actives sur le plan sismique”, rappelle Meghan Miller, de l’Université australienne nationale, à Canberra, dans Nature. Deux plaques tectoniques s’y rencontrent : la plaque philippine plonge sous la plaque eurasienne.

Que s’est-il passé hier ? Tout d’abord, on sait que l’épicentre du séisme, c’est-à-dire le lieu d’où est partie la secousse, se situe sous la mer à 18 kilomètres au sud de la ville de Hualien, sur la côte est de Taïwan.

D’après Yu Wang, géologue à l’université nationale de Taïwan à Taipei, le séisme s’est produit le long d’une faille, du fait du déplacement vertical d’un bloc de roche d’un côté de cette faille par rapport à l’autre côté. À cet endroit, la croûte océanique s’est surélevée d’un coup et les ondes produites ont été ressenties dans toute l’île. La zone où se situe l’épicentre “se caractérise par un réseau complexe de failles”, précise le chercheur, et “la dernière rupture a provoqué l’apparition d’une fissure de 40 à 50 kilomètres de long”.

Quant à l’intensité de la secousse, elle s’explique par le fait que la rupture s’est produite à une faible profondeur.

Des mesures préventives

La population doit-elle craindre des répliques ? Oui, d’après Nature. “Les géologues préviennent que la survenue de répliques ou même d’un autre séisme est possible [dans les prochains jours].” Au cours des deux heures qui ont suivi le séisme, une douzaine de répliques ont déjà été enregistrées.

Le risque de tsunami, lié au déplacement de la croûte océanique, a été pris en compte. “Les autorités ont émis des alertes au tsunami à Taïwan, au Japon et aux Philippines, mais leur niveau a ensuite été abaissé”, précise la revue spécialisée.

En 1999, un séisme avait causé la mort de 2 400 personnes et détruit des milliers de bâtiments. L’événement de mercredi a été fort heureusement bien moins meurtrier. Probablement grâce aux efforts déployés depuis deux décennies par Taïwan pour “réduire l’impact des tremblements de terre”, avec un système d’alerte téléphonique précoce ou encore la construction de bâtiments plus résistants.

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