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La sécurité routière cible la drogue au volant dans sa nouvelle campagne, et on comprend pourquoi

La sécurité routière alerte sur l’usage de stupéfiant au volant, alors que 672 personnes ont été tuées en 2022 dans un accident impliquant un conducteur qui en a consommés.

SANTÉ - C’est un facteur majeur d’accidents sur les routes françaises, notamment chez les jeunes conducteurs. Les conséquences de la consommation de stupéfiants au volant sont dans le viseur de la nouvelle campagne de sensibilisation de la Sécurité routière, lancée ce mercredi 15 novembre. Celle-ci est visible dans le clip ci-dessous.

La sécurité routière cible les hommes dans sa nouvelle campagne et interroge les stéréotypes masculins

Selon les statistiques officielles, alors que 3 260 personnes ont perdu la vie sur la route en 2022, 672 personnes l’ont été dans un accident impliquant un conducteur qui avait consommé de la drogue. Soit un décès sur cinq. Dans 91 % des cas, le conducteur était un homme et dans 58 % des cas, il avait entre 18 et 24 ans.

Il est important « de rappeler qu’il y a une mortalité forte associée aux conduites addictives, que ce soit stupéfiants ou alcool », a déclaré auprès de l’AFP Florence Guillaume, déléguée interministérielle à la Sécurité routière. Elle précise que la proportion de conducteurs contrôlés positifs après un accident mortel la nuit ou le week-end monte à presque 30 %.

Les forces de l’ordre ont accru les contrôles de stupéfiants avec 764 331 dépistages opérés en 2022, contre légèrement plus de 630 000 en 2021. « Ce sera encore en augmentation en 2023 », a précisé Florence Guillaume, insistant sur la « pédagogie » également liée à ces contrôles de dépistage pour les conducteurs.

Vers une suspension de permis obligatoire ?

La nouvelle campagne, qui débute ce mercredi au cinéma et dimanche à la télévision, « illustre métaphoriquement la perte de réflexes d’un conducteur ayant consommé de la drogue », explique la Sécurité routière. Elle fait passer le message que « la drogue fait de vous un danger pour vous et un danger pour les autres ».

En juillet dernier, Élisabeth Borne avait annoncé, à l’issue d’un Comité interministériel de la sécurité routière, vouloir augmenter les sanctions et « rendre obligatoire » la suspension du permis en cas de conduite sous l’emprise de stupéfiants.

« Cette volonté demeure mais elle nécessite un support législatif. Il faudra un projet ou une proposition de loi. On est encore sur un travail préparatoire », a expliqué Florence Guillaume.

En 2022, 3 260 personnes sont mortes sur les routes de l’Hexagone.

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