Publicité

Venise défigurée en plein carnaval par le manque de pluie

ITALIE - À Venise, les gondoles sont immobilisées. Alors que la saison des carnavals a commencé, dans la ville italienne, rien ne passe comme prévu. À cause de l’absence de précipitations, les marées du Grand canal sont beaucoup trop faibles pour que les barques et autres embarcations puissent circuler normalement.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, en ce moment, il y a en effet plus de boue que d’eau dans les canaux de Venise.

Et si ce n’est pas un phénomène inconnu à la Cité des Doges, où il y a régulièrement des marées basses entre les mois de janvier et de février, comme le rapporte le quotidien La Repubblica, le centre municipal de prévision des marées souligne que l’épisode est exceptionnel par sa durée.

En effet, celui-ci dure depuis le 17 février, selon Reuters. D’après le Centre de prévisions de la ville de Venise, entre samedi 18 et ce mardi 21 février, la marée était mesurée bien en dessous de la limite requise pour naviguer en sécurité, entre -55 et -60 centimètres.

Problème pour les ambulances aquatiques

Cette marée particulièrement basse à Venise est imputée à une combinaison de facteurs, parmi lesquels le manque de pluie, un système de haute pression, la pleine lune et les courants marins, rapporte Reuters. Il semblerait aussi que l’anticyclone qui entoure actuellement le contient européen fasse partie des coupables puisqu’il empêche les précipitations.

Et la situation pose problème bien au-delà des touristes. Notamment pour les services des urgences aquatiques, La Reppublica indiquant que certains secouristes ont dû arrêter de naviguer pour rejoindre les malades à pied. Ce qui prend infiniment plus de temps dans une ville comme Venise.

« Cette situation environnementale rend encore plus complexe la gestion des opérations de sauvetage dans la lagune surtout dans la ville historique. (...) Nous garantissons chaque sauvetage, mais nous le faisons avec une charge de plus grande difficulté », explique Paolo Rosi, chef du Suem 118, service de secours italien au quotidien milanais, Corriere della Sera. Et pourtant, les secouristes vont devoir faire avec étant donné que la fin de la marée basse n’est pas prévue avant ce vendredi 24 février.

À voir également sur Le HuffPost :

Lire aussi