Une séance sans tendance se profile à Wall Street pour finir la semaine

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN BAISSE À MI-SÉANCE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en ordre dispersé et les Bourses européennes évoluent en baisse vendredi à mi-séance, alors que les investisseurs, en l'absence de rendez-vous majeur, continuent de digérer les annonces moins accommodantes que prévu de la Réserve fédérale.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en léger repli pour le Dow Jones et le S&P-500 et en hausse d'environ 0,2% pour le Nasdaq, soutenu par les grandes valeurs technologiques sur fond d'optimisme sur le rebond de l'économie américaine.

À Paris, le CAC 40 recule de 0,22% à 6.651,71 à 10h52 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,55% et à Londres, le FTSE abandonne 0,83%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 0,42%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro baisse de 0,46% et le Stoxx 600 de 0,43%.

Les décisions et les déclarations de la Fed restent le fait dominant de la semaine. En suggérant une première hausse de taux en 2023 et un début de discussion sur une diminution des achats de titres, la banque centrale américaine a surpris les marchés mercredi et enclenché dans la foulée un mouvement de baisse des actions et de hausse du dollar et des rendements obligataires.

"Bien que cela n'ait pas conduit à un retournement des marchés boursiers, la position beaucoup plus 'faucon' que prévu de la Fed pourrait limiter les gains supplémentaires à court terme alors que les discussions sur le tapering s'intensifient", a déclaré Milan Cutkovic chez AXI.

Pour le moment, le Stoxx 600 est stable sur la semaine et le CAC 40 affiche un gain de 0,9%, signe que les investisseurs restent optimistes sur la reprise en cours de l'économie.

VALEURS EN EUROPE

La plus forte baisse sectorielle en Europe est pour l'énergie, dont l'indice Stoxx cède 2,05%, juste devant les banques (-2%); à l'opposé, le compartiment de l'immobilier progresse de 0,62%.

En tête du CAC 40, Alstom (+1,81%) est porté par l'annonce d'un contrat de 2,6 milliards d'euros avec la compagnie ferroviaire danoise Danish State Railways et par un relèvement de conseil de Citigroup à l'achat.

Les valeurs du luxe sont bien entourées avec les perspectives sur l'économie: Kering, LVMH et Hermès gagnent de 0,94% à 1,70%.

Aramis, filiale de Stellantis, baisse légèrement pour sa première journée de cotation sur le marché d'Euronext Paris, son action se traitant à 22,85 euros après un prix d'introduction fixé à 23 euros.

Le groupe britannique de distribution Tesco cède 3,09% après avoir fait état d'un net ralentissement de la croissance de ses ventes au Royaume-Uni au premier trimestre.

CHANGES

L'"indice dollar", qui mesure les variations de la monnaie américaine contre d'autres grandes devises, est inchangé après avoir atteint dans la matinée un pic de deux mois toujours grâce aux annonces de la Fed.

L'euro est peu changé, à 1,1916 dollar. La livre sterling a touché en séance un plus bas depuis début mai contre le billet vert et cède plus de 0,2% contre la monnaie unique, pénalisée par la baisse de 1,4% des ventes au détail britanniques en mai alors que le consensus Reuters tablait sur une progression de 1,6%.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans recule d'environ deux points de base, sous 1,50%.

Dans son sillage, les rendements de la zone euro sont eux aussi en repli, à -0,203% pour le dix ans allemand et 0,148% pour le français.

PÉTROLE

Le pétrole baisse pour une deuxième séance consécutive en raison de la montée récente du dollar américain avec la perspective d'une hausse des taux d'intérêt aux États-Unis.

Le baril de Brent recule de 0,53% à 72,69 dollars et celui de brut américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,34% à 70,8 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)

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