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La Russie demande à l'Ukraine d'extrader son propre chef des services secrets accusé d'"attaques terroristes"

La Russie demande à l'Ukraine d'extrader son propre chef des services secrets accusé d'"attaques terroristes"

La Russie a annoncé ce dimanche 31 mars avoir demandé à l'Ukraine d'extrader le chef des services secrets ukrainiens (SBU) et d'autres personnes qui, selon elle, sont impliqués dans des "attaques terroristes" sur son sol. Kiev a aussitôt rejeté ces demandes, jugées "sans valeur" et "cyniques".

Le ministère russe des Affaires étrangères a dit dans un communiqué avoir demandé aux autorités ukrainiennes "d'arrêter et d'extrader immédiatement" le chef du SBU, Vassyl Maliouk, et d'autres personnes, en invoquant deux conventions internationales contre le terrorisme.

"La partie russe exige que le régime de Kiev cesse immédiatement tout soutien aux activités terroristes, extrade les responsables et indemnise les victimes pour les dommages causés", ajoute le communiqué.

Des demandes "sans valeur" et "cyniques"

Il n'est pas précisé comment la Russie a transmis ces demandes, Kiev ayant rompu ses relations diplomatiques avec Moscou peu après l'invasion de l'Ukraine en février 2022. Le SBU les a qualifiées de "sans valeur" et "cyniques". "Les déclarations sur le terrorisme sont particulièrement cyniques venant d'un pays terroriste", a-t-il déclaré.

Plus tôt dans la semaine, VassylMaliouk, 41 ans, qui dirige depuis un peu plus d'un an le SBU, avait tourné en dérision mardi un ordre d'arrestation émis contre lui par un tribunal russe, dans le cadre d'une enquête sur une explosion meurtrière en 2022 sur le pont de Crimée, qui relie la Russie à cette péninsule annexée.

La Crimée a été annexée par Moscou en 2014 mais est internationalement reconnue comme faisant partie de l'Ukraine. Dans une interview diffusée lundi soir sur la chaîne ukrainienne ICTV, Vassyl Maliouk avait par ailleurs donné des détails sur des attentats très médiatisés commis en Russie.

Ces échanges interviennent dans un contexte où la Russie continue d'affirmer que Kiev est impliqué dans l'attaque contre une salle de concert le 22 mars dans la banlieue de Moscou, sans avoir fourni de preuves et alors que le groupe Daesh l'a revendiquée.

Article original publié sur BFMTV.com