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Les Russes boutent les Britanniques hors de la mer de Barents : alerte sur les “fish and chips”

“L’un des plats préférés des Britanniques est en danger”, s’inquiète le Daily Mail. Déjà affaiblis par l’inflation et la hausse des prix de l’énergie, les producteurs de fish and chips pourraient bientôt pâtir d’une décision prise à 2 500 kilomètres des côtes du Royaume-Uni. Entre les murs du Kremlin.

Vladimir Poutine a ainsi signé, le 11 mars, la loi adoptée en février par la Douma dénonçant l’accord qui autorise les pêcheurs de ce “pays inamical”, parmi les principaux soutiens de l’Ukraine, d’exercer leur activité dans la zone russe de la mer de Barents, informe le site russe Vzgliad. Cette décision se veut une réponse aux sanctions contre la Russie appliquées par Londres depuis l’été 2022, explique le journal gouvernemental Rossiiskaïa Gazeta. Celles-ci incluent, entre autres, le gel des avoirs d’oligarques et une augmentation de 35 % des taxes sur l’importation du poisson blanc russe.

Or, explicite le Daily Mail, “une énorme quantité des poissons vendus aux échoppes de fish and chips vient de cette zone”, située entre la Norvège et la Russie, au-delà du cercle polaire Arctique. “Rien qu’en 2023, 566 784 tonnes de cabillaud ont été pêchées dans la mer de Barents par les chalutiers britanniques”, illustre le tabloïd conservateur de Londres.

“Déclaration de guerre culinaire”

Au lendemain du début de l’invasion de l’Ukraine, la chaîne d’État Rossiya 1 avait revendiqué les racines russes du fish and chips. Cette fois, “c’est une déclaration de guerre culinaire”, tonne le Daily Mail. Ou un pétard mouillé ? Sur le site de la radio londonienne LBC, le président de la Fédération des pêcheurs britanniques relativise l’impact de l’événement, venu ponctuer près de soixante-dix ans de coopération et signe d’une hausse des tensions géopolitiques dans l’Arctique. Signé en 1956, le traité ambitionnait plutôt, à l’époque, de réchauffer les relations post-Seconde Guerre mondiale entre les blocs soviétique et occidental. “La réalité, c’est qu’on ne pêche pas dans les eaux russes [mais plutôt norvégiennes] de la mer de Barents, assure Andrew Cook. Il n’y a qu’un seul navire enregistré au Royaume-Uni, le Kirkella, qui pourrait, mais il ne va jamais aussi loin.”

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