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Ronflements, sommeil agité… Vous souffrez peut-être d’apnée du sommeil sans même le savoir

SOMMEIL - Si vous êtes très fatigué, que vos nuits sont agitées et ponctuées par des ronflements, vous faites peut-être de l’apnée du sommeil. Ce syndrome est très répandu mais difficile à diagnostiquer, car les personnes atteintes n’en ont parfois pas conscience.

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L’apnée du sommeil provoque l’arrêt de la respiration pendant 10 à 30 secondes, voire plus, pendant qu’on dort. « Ces pauses se produisent au moins cinq fois par heure et peuvent se répéter une centaine de fois par nuit », détaille le site de l’Assurance Maladie.

Durant ces arrêts de la respiration, on est en manque d’oxygène. Ce qui pousse le cerveau à réagir et à réveiller le corps pour qu’il reprenne sa respiration. Ce sont des « micro-éveils », dont les personnes atteintes n’ont pas conscience.

Des conséquences graves

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article, l’apnée du sommeil empêche de bien dormir et de récupérer. Elle peut provoquer des sueurs nocturnes. Un besoin d’uriner plusieurs fois au cours de la nuit (nycturie) entrave aussi le sommeil. Au réveil, les personnes concernées se lèvent fatiguées, irritables et anxieuses.

Mais les conséquences peuvent être beaucoup plus graves. Une mauvaise oxygénation de l’organisme augmente le risque d’hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires et de diabète. La fatigue extrême peut aussi entraîner une dépression.

Divers facteurs liés à l’âge, au sexe et au poids

Plusieurs facteurs sont à l’origine de l’apnée du sommeil. D’abord, plus on vieillit, plus on a de risques. 30 % des plus de 65 ans sont concernés selon un dossier de l’Inserm. Les hommes sont deux fois plus exposés que les femmes. Ces dernières y sont plus sujettes après la ménopause.

70 % des personnes atteintes sont en surpoids, l’obésité augmente fortement les risques. Enfin, l’apnée du sommeil peut être liée à une obstruction nasale temporaire ou permanente à cause d’allergies ou de problèmes ORL.

En France, ce syndrome touche au moins 4 % de la population, et sûrement beaucoup plus, puisqu’il est largement sous-diagnostiqué. Pour savoir si vous êtes atteint, vous pouvez faire un bilan de sommeil chez le médecin.

Si vous êtes concerné, plusieurs traitements existent selon la gravité. Comme, par exemple, le dispositif PPC (Pression Positive Continue), un appareil qui envoie de l’air en permanence dans vos voies respiratoires pendant la nuit. Il est aussi possible de faire une opération chirurgicale pour retirer tout obstacle ORL qui empêcherait le passage de l’air.

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