Les Romains ont introduit les mules au nord des Alpes

Wikimedia

Avant que les Romains ne conquièrent les régions situées entre le nord des Alpes et le Danube (aujourd'hui le sud de la Bavière, l'Autriche et l'ouest de la Hongrie) au 1er siècle avant notre ère, les mules, équidés hybrides issus du croisement entre un âne et une jument, y étaient totalement inconnues. Les tribus celtes qui occupaient ces régions ne montaient pour leur part que des chevaux sauvages.

Depuis la création en 2017 du logiciel open-source , qui permet d'identifier les hybrides mis au jour lors de fouilles archéologiques en utilisant l'ADN ancien, la recherche paléogénomique sur les équidés progresse à grands pas. En 2021, une grande étude dirigée par Ludovic Orlando de l’Université Paul Sabatier de Toulouse avait établi . En janvier 2022, une équipe du CNRS avait pu résoudre , animaux particulièrement prisés en Mésopotamie, dont on sait à présent qu’ils étaient issus du croisement d’une ânesse domestique avec un hémione, un âne sauvage de Syrie.

À présent, une équipe emmenée par des chercheurs de l'ArchaeoBioCenter de l’Université Louis-et-Maximilien de Munich (Allemagne), de la Collection nationale de paléoanatomie de Munich et de l'Université de Vienne (Autriche) s’est penchée sur l’origine des mules en Europe centrale, et vient de démontrer que ce sont les Romains qui les ont introduites dans les régions situées au nord des Alpes au 1er siècle avant notre ère. Si l’analyse génétique est la méthode la plus probante, cette étude publiée dans le confirme qu’il existe un autre moyen d’identifier les mules et les mulets : la forme de leurs prémolaires inférieures.

Une introduction romaine des mules au nord des Alpes

De nombreux équidés sauvages et domestiques ont coexisté depuis l’âge du bronze en Europe comme en Asie occidentale, où l’on pouvait trouver des ânes sauvages (les hémiones, Equus hemionus), des ânes communs (Equus asinus) et des chevaux (Equus caballus), mais aussi leurs hybrides : les kungas (issus du croisement entre ânesse et hémione) et les mulets (issus du croisement entre âne et jument).

Malgré l’importance de tous ces animaux dans des contextes aussi bien économiques (transports ou agriculture) que militaires, il est très difficile de les identifier de manière certaine en s’appuyant sur les méthodes classiques de la taxonomie, reposant sur des analyses de la forme (ostéomorphologie) ou des dimensions (morphométrie) des restes arc[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles