Le RN voit (à tort) une idée de Marine Le Pen dans le panier anti-inflation du gouvernement

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GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

POLITIQUE - Toujours lire attentivement une source avant de la commenter. Ce lundi 16 janvier, plusieurs députés du Rassemblement national se sont empressés de revendiquer le panier anti-inflation sur lequel planche le gouvernement, portant sur 20 articles du quotidien.

« Donc Bruno Le Maire travaille sur un panier anti-inflation qui était proposé par Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle en avril 2022 sur 100 produits de première nécessité. Ceux qui méprisaient hier nos propositions les reprennent aujourd’hui… Quelle perte de temps ! », a claironné le député RN du Gard Nicolas Meizonnet.

« Une proposition de Marine Le Pen », a réagi son collègue de la Haute-Saône, Antoine Villedieu. Même interprétation du côté de la députée RN Gisèle Louis.

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Alors qu’en est-il vraiment ? Dans son programme, Marine Le Pen proposait effectivement d’agir contre l’inflation en supprimant la TVA sur 100 produits de première nécessité. « J’enlève la TVA tant que l’inflation est supérieure de 1 point à la croissance », détaillait-elle sur BFMTV. Cette mesure était en fait réclamée par les gilets jaunes en 2019, et avait été écartée par l’exécutif en raison des pertes que cette mesure ferait peser sur les recettes fiscales : 11 milliards d’euros.

Et c’est pour cette même raison que Bruno Le Maire l’écarte aujourd’hui, et que le plan du gouvernement n’a donc rien à voir avec ce que proposait Marine Le Pen.

« Je ne suis pas certain que les quelques centimes de différence fassent réellement la différence pour les ménages. La seule chose qui compte pour moi, c’est le consommateur. Qu’est-ce qui me garantit que si je supprime la TVA, ça n’ira pas dans la poche des distributeurs ? », a justifié le ministre de l’Économie sur BFMTV.

Ancien ministre sous Nicolas Sarkozy, l’actuel locataire de Bercy se souvient sans doute de la baisse, décidée en 2009, de la TVA sur la restauration, qui était passée à 5,5 %. Une ristourne fiscale qui avait surtout profité aux restaurateurs, et non aux consommateurs. Raison pour laquelle le gouvernement ne veut pas utiliser ce levier sur les produits de première nécessité, mais entend inciter les distributeurs à faire geste sur une vingtaine de références. Ce qui est (très) éloigné du programme de Marine Le Pen.

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