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Rishi Sunak fait un pari à plus de 1 000 euros sur sa loi Rwanda avec le journaliste Piers Morgan

La poignée de main entre Piers Morgan et le Premier ministre britannique Rishi Sunak pour un pari a fait couler beaucoup d’entre ces dernières heures.
Captrue d’écran X La poignée de main entre Piers Morgan et le Premier ministre britannique Rishi Sunak pour un pari a fait couler beaucoup d’entre ces dernières heures.

ROYAUME-UNI - Une poignée de main qui fait grincer des dents. Une loi controversée visant à expulser des migrants illégaux vers le Rwanda, portée par le Premier ministre britannique Rishi Sunak, est devenue l’objet d’un drôle de pari outre-Manche ce lundi 5 février, entre le chef du gouvernement et un journaliste star.

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Comme on peut le voir sur une vidéo partagée par le quotidien The Independent sur ses réseaux sociaux, Rishi Sunak a accepté un pari à 1 000 livres (environ 1 169 euros) proposé par Piers Morgan, l’une des vedettes de la télévision britannique.

« Je vous parie 1 000 livres, à donner à une association d’aide aux réfugiés, que vous ne ferez monter personne dans ces avions avant les élections. Acceptez-vous ce pari ? », a défié le journaliste, en fixant comme date butoir les élections législatives 2024, prévue en toute fin d’année ou en début d’année 2025, au plus tard.

« Je veux faire monter les gens dans l’avion », lui a répondu en souriant le Premier ministre conservateur, avant d’être relancé par Piers Morgan. Ils ont ensuite échangé une poignée de main pour acter ce futur don à une association caritative.

Rishi Sunak a ensuite répété -à plusieurs reprises- que son intention était bel et bien de « faire monter les gens dans l’avion » pour répondre aux doutes de son interlocuteur.

Une loi controversée

Cet étrange pari, portant sur le sort de migrants illégaux que le gouvernement britannique espère renvoyer au Rwanda, s’est heurté à l’indignation de l’opposition. Il faut dire que ce projet de loi est loin de faire l’unanimité au Royaume-Uni.

Adopté par les députés anglais, il est désormais entre les mains de la Chambre des Lords, où siègent notamment des membres non élus du Parlement britannique, parmi lesquels de hauts dignitaires de l’Église d’Angleterre.

Avec cette loi, le gouvernement britannique espère surtout répondre aux promesses post-Brexit de réduire drastiquement l’immigration clandestine dans le pays. Jugé illégal par la Cour suprême britannique, ce texte a depuis été retravaillé en s’appuyant sur un nouveau traité Londres-Kigali qui définit le Rwanda comme un pays tiers sûr. Ce qui permettrait de renvoyer tous les migrants illégaux vers ce pays d’Afrique.

Dénoncé avec force par les associations humanitaires, ce nouveau projet de loi est également critiqué par des membres de la Chambre des Lords. Selon l’archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel des anglicans, le texte serait « préjudiciable pour les demandeurs d’asile qui ont besoin de protection », « préjudiciable pour la réputation du pays », « pour le respect des principes constitutionnels » et « pour l’État de droit ».

Violation des règles ministérielles ?

Depuis ce pari, les attaques contre le projet initialement proposé par Boris Johnson sont encore plus vives, à l’instar du député Stephen Kinnock, de l’opposition travailliste. Il a taclé Rishi Sunak sur X à propos de sa fortune, voyant dans cette séquence « un Premier ministre qui distribue son argent comme s’il s’agissait d’un Monopoly, pariant sur une politique dont il n’a plus le contrôle ».

Même son de cloche pour le leader du Parti national écossais (SNP) Humza Yousaf qui estime que le Premier ministre « joue littéralement avec la vie des gens ».

Le parti d’Humza Yousaf a d’ailleurs signalé le pari « grotesque » effectué par Rishi Sunak, « pour violation potentielle des règles ministérielles », comme le souligne la BBC. Une demande a d’ailleurs été transmise au conseiller indépendant du Premier ministre pour les intérêts des ministres afin qu’une enquête détermine si le chef du gouvernement a enfreint ou non le code ministériel. De son côté, ce dernier s’est défendu au micro de la BBC assurant : «  Je ne suis pas quelqu’un qui fait des paris, j’ai été complètement surpris au milieu de cette interview ».

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