Revue de presse Afrique : trafics de succulentes et changement climatique dans le désert le plus vieux du monde

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REVUE DE PRESSE AFRIQUE. La zone du Richtersveld, dans le nord-ouest de l'Afrique du Sud, abrite une flore unique, qui fait aujourd'hui l'objet d'un braconnage intense, notamment les succulentes revendues en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Egalement au sommaire de cette semaine : enquêtes et films passionnants réalisés par des journalistes africains sont proposés sur un site de vulgarisation scientifique ; les campagnes de vaccination contre le Covid-19 mise à mal par la suspension des exportations d'AstraZeneca en provenance de l'Inde et la réticence de certaines populations à se faire vacciner.

Le trafic de plantes attire peu l’attention des médias. Quand on évoque le sur le continent africain, il est plutôt question d’animaux, comme le , l’ ou dernièrement le . Ce que l’on voit moins, ce sont les trafics dont la flore fait aussi l’objet, causés par . Pour certaines plantes, la prédation est tout aussi intense que celle que subissent les gros mammifères emblématiques chassés pour leur corne ou leurs défenses. Cette conviction, c’est le botaniste amateur sud-africain Pieter van Wyk qui la confie au quotidien en ligne sud-africain . Le jeune homme, issu d’une famille de fermiers implantée dans la région du Richtersveld depuis le 19e siècle, a grandi dans cette réserve naturelle. En autodidacte, il maîtrise des connaissances scientifiques sur la flore locale ainsi que le savoir botanique et phytothérapique des communautés locales nama.

La zone de conservation du Richtersveld se situe dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud, près de sa frontière namibienne. Elle s’étend sur une superficie de 160 000 ha et est inscrite sur la depuis 2007. Pour les touristes, la région passe pour être “le plus vieux désert au monde”. C’est l’un des lieux les plus riches en biodiversité du monde, comme l’explique le quotidien britannique . D’une vallée à l’autre, d’une pente à une autre, les végétaux ne se ressemblent pas. Le point de rencontre de trois biomes du fait de la géologie et du régime de précipitations a créé des lieux uniques pour les succulentes locales. Mais plusieurs dangers guettent ce point chaud de la biodiversité. Des plantes grasses adaptées aux climats arides, les succulentes Aloe pearsonii, une trentaine d’espèces de Conophytum et d’autres variétés sont braconnées pour être revendues en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Le réchauffement des températures a également un impact sur les écosystèmes locaux. La région deviendra encore plus sèche et plus venteuse selon les projections du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec[...]

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