On a retrouvé le portrait robot de Jack l’Éventreur

© College of policing

C’est un objet unique aussi sinistre qu’étrange : une canne dont le pommeau a été gravé à partir du portrait supposé de Jack l’Éventreur. Conservée jusqu’en 2015 dans les archives de l’école de police Bramshill, elle avait disparu lors de la fermeture définitive de l’établissement il y a sept ans. Elle a été retrouvée courant décembre au milieu d’autres archives oubliées.

Cette canne avait été offerte à l’inspecteur Frederick Abberline, à la tête de l’équipe en charge de traquer le tueur de Whitechapel, auteur de cinq meurtres atroces de prostituées en 1888 et peut-être d’un sixième en 1891, bien que la plupart des spécialistes l’attribuent à un autre criminel.

Ses crimes ont ouvert la voie à la police moderne

La valeur historique de cet objet est inestimable, d’autant que la majorité des documents et des pièces à conviction liées à Jack l’Éventreur a été détruite durant le Blitz au cours de la Seconde guerre mondiale. Sur les 300 pièces conservées, il n’en reste plus que 80 dont cette canne dont on ignore quand elle été sculptée et par qui. Mais l’on sait que l’oeuvre est fondée sur les différents témoignages et descriptions recueillis à l’époque des crimes par les policiers. Il s’agit donc bien d’un véritable portrait robot, alors que la technique mise au point par le père français de la criminologie, Alphonse Bertillon, n’en était qu’à ses balbutiements.

Antony Cash, responsable des archives du College Policing de Ryton, un centre de formation pour les force...


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