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Retraites: Mélenchon veut "continuer la lutte" peu importe le résultat des motions de censure

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne le 15 mars 2023 - Emmanuel DUNAND © 2019 AFP
Jean-Luc Mélenchon en meeting à Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne le 15 mars 2023 - Emmanuel DUNAND © 2019 AFP

"La lutte continue" contre la réforme des retraites, malgré l'usage par le gouvernement du 49.3 pour adopter le texte sans le vote des députés et quelle que soit l'issue des motions de censure à l'Assemblée nationale lundi, a affirmé dimanche l'insoumis Jean-Luc Mélenchon sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Il a cité l'appel à la mobilisation et à la grève générale des "syndicats unis" jeudi 23 mars mais a également cité des "actions toute la semaine".

"Je ne dirai jamais qu'il faut arrêter la mobilisation, tant que la réforme à 64 ans est proposée, il faut continuer", a encore déclaré Jean-Luc Mélenchon.

"Calme" et "pacifisme remarquable"

Et pour lui, "le mouvement est calme (...) vous ne savez pas ce qu'est un mouvement violent", a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient. "Ce mouvement est d'un calme et d'un pacifisme remarquables", assure-t-il.

"Pour une vitrine cassée, ce que je déplore évidemment (...) nous avons affaire à un pouvoir qui s'est moqué du monde qui se mobilisait, qui n'a aucun respect pour les pauvres gens qui sont en lutte aujourd'hui", a-t-il encore déclaré.

Il a également noté que "ces temps derniers" la pratique du maintien de l'ordre a semblé "un peu plus respectueuse". Mais samedi, "il m'a semblé qu'on revenait à des choses un peu plus brutales", notamment dans le 13e arrondissement de Paris.

Samedi soir, pour le troisième jour consécutif, plusieurs milliers de Parisiens se sont regroupés dans les rues de la capitale contre la réforme des retraites et l'utilisation du 49.3. Quelque 4200 personnes se sont regroupées place d'Italie, dans le sud de Paris. Les policiers sont intervenus alors que des perturbateurs tentaient de créer des barricades et d'incendier des poubelles, 122 personnes ont été interpellées.

Motions de censure

Deux motions de censure seront soumises au vote des députés de l'Assemblée nationale lundi. Et "voter la censure, c'est en quelque sorte remettre les compteurs à zéro", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

L'une d'elles, transpartisane et déposée par le groupe indépendant Liot, veut voir les partis de l'opposition unir leurs voix et faire tomber le gouvernement. Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu'il "pense que les Républicains vont la voter".

Sur la question d'une éventuelle dissolution de l'Assemblée par Emmanuel Macron, l'insoumis a tranché: "(Emmanuel Macron) se prendrait la raclée du siècle, par conséquent, il ne le fera pas".

Article original publié sur BFMTV.com