Publicité

Retraites: l'Élysée assure aux syndicats que "la porte de l'exécutif est toujours restée ouverte"

Emmanuel Macron à l'Élysée le 7 février 2023  - JULIEN DE ROSA / AFP
Emmanuel Macron à l'Élysée le 7 février 2023 - JULIEN DE ROSA / AFP

Une réponse pour tenter d'apaiser les syndicats. Après une journée de mobilisation historique contre la réforme des retraites, l'intersyndicale veut rencontrer directement le président.

Réponse de l'Élysée: "la porte de l'exécutif est toujours restée ouverte" pour discuter de la réforme des retraites.

"Le silence du président, un grave manquement démocratique"

Tandis que la possibilité de grèves reconductibles est sur la table, l'intersyndicale a demandé ce mardi soir "à être reçue en urgence" par Emmanuel Macron "pour qu'il retire sa réforme".

"Le silence du président de la République constitue un grave problème démocratique qui conduit immanquablement à une situation qui pourrait devenir explosive", a encore mis en garde l'intersyndicale.

Philippe Martinez, le numéro 1 de la CGT, a jugé de son côté "l'heure suffisamment grave pour l'interpeller", sur BFMTV.

Sans répondre directement à la demande des centrales, le chef de l'État veut montrer un visage d'ouverture. Il y a urgence alors que la réforme fait l'unanimité contre elle chez les Français, de sondages en sondages.

Borne et Dussopt en pole position

Il avait reçu à déjeuner en juin, après sa réélection, les représentants des principaux syndicats, à l'exception du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui avait décliné l'invitation. Le calendrier de la réforme des retraites avait notamment été au menu de la rencontre.

Mais depuis le lancement des concertations sur ce projet très contesté, ce sont la Première ministre Élisabeth Borne et le ministre du Travail Olivier Dussopt qui ont mené le dialogue avec les partenaires sociaux.
Emmanuel Macron est lui resté très en retrait sur cette réforme phare de son second quinquennat. Fin février, à la faveur d'une pause dans le débat parlementaire, il a défendu, au marché de Rungis puis au Salon de l'agriculture, la nécessité de travailler "plus longtemps", en repoussant de 62 à 64 l'âge légal de départ à la retraite, pour financer le système par répartition

Article original publié sur BFMTV.com