Retraites: Emmanuel Macron dénonce les "mensonges" et "contrevérités" de la gauche sur la réforme

Emmanuel Macron au G20 à Bali, le 16 novembre. - Ludovic MARIN / POOL / AFP
Emmanuel Macron au G20 à Bali, le 16 novembre. - Ludovic MARIN / POOL / AFP

Visiblement mécontent des attaques unanimes des partis de gauche contre la réforme des retraites présentée par son gouvernement le 10 janvier, Emmanuel Macron a décidé de charger ses adversaires ce mercredi en Conseil des ministres. Dans son viseur: le Parti socialiste.

Le chef de l'État a enjoint ses ministres à rappeler "que ce sont les socialistes qui, quand ils étaient au gouvernement, ont fait voter l'augmentation de la durée de cotisation à 43 ans. S'ils ont un problème avec les 43 ans, c'est qu'ils ont un problème avec eux-mêmes", a appris BFMTV, confirmant une information du Figaro.

"Des mensonges et des contrevérités"

Une référence à la réforme Touraine, adoptée en 2013 sous le mandat de François Hollande, qui prévoit d'augmenter l'allongement de la durée de cotisations à 43 années à partir de 2035.

Un calendrier qu'a néanmoins décidé d'accélérer le gouvernement dans sa réforme présentée début janvier, puisque le cap des 43 années de cotisations est désormais fixé à 2027.

"La gauche profère des mensonges et des contrevérités", a asséné Emmanuel Macron en Conseil des ministres selon des participants à BFMTV, confirmant là aussi une information du Figaro.

Charge contre les syndicats qui appellent au blocage

Le chef de l'État a également décidé de prendre la parole sur les syndicats, alors que le mouvement de grève s'annonce particulièrement suivi dans le secteur des transports et à l'école ce jeudi. Il s'agira de la première journée de mobilisation convoquée par tous les syndicats de travailleurs.

"Il faut faire le distinguo entre les syndicats opposés à la réforme qui appellent à manifester dans un cadre normal, et ceux qui sont dans une démarche délibérée de bloquer le pays, voire de cibler des parlementaires", a ajouté Emmanuel Macron, appelant ses ministres à "dénoncer les tentatives de blocage du pays", mais aussi à "continuer d'expliquer la réforme aux Français".

Et d'ajouter: "Nous sommes à la veille de la mobilisation, il faut garder beaucoup de sang-froid". Le chef de l'État n'a en tout cas pas abandonné la possibilité de convaincre les Français du bien-fondé de cette réforme des retraites.

"Il faut continuer à aller au contact avec des acteurs de vos périmètres et continuer à dialoguer avec les catégories de la fonction publique", a-t-il conseillé à ses ministres.

Article original publié sur BFMTV.com