Retraites : ambiance chahutée à l'Assemblée pour le début d'une longue bataille

La bataille des retraites a démarré à l'Assemblée nationale lundi dans une atmosphère déjà électrique. 

C'est parti pour un long marathon à l'issue incertaine: la bataille des retraites a démarré lundi à l'Assemblée dans une atmosphère déjà électrique, le gouvernement vantant une "ambition immense" face à une opposition qui entend torpiller une réforme jugée "injuste" avec une nuée d'amendements.

Le tout nouveau ministre de la Santé Olivier Véran a défendu un projet annoncé "de longue date" qui "a la légitimité d'un programme présidentiel", à l'ouverture des débats sur cette réforme hautement sensible, voulue par Emmanuel Macron et qui vise à créer un "système universel" de retraite par points. Le "marcheur" vient de succéder à Agnès Buzyn qui a pris la tête de la campagne LREM pour Paris, après l'affaire Griveaux.

Son discours, précédant celui du secrétaire d'Etat Laurent Pietraszewski, a vite été interrompu par des cris de l'opposition. "Ne commencez pas, vous aurez des heures, des jours et des nuits pour vous ébrouer dans la démocratie", a lancé Richard Ferrand (LREM) depuis le perchoir.

41.000 amendements déposés

Après des semaines de contestation de la réforme dans la rue, l'appel à une "journée morte" dans les transports était peu suivi lundi. Plusieurs centaines de personnes ont pris part à une manifestation "symbolique" et une "Assemblée populaire" de gauche s'est tenue aux abords du Palais Bourbon, en attendant une nouvelle journée interprofessionnelle jeudi. Les opposants n'ont pas dit leur dernier mot, alors que 41.000 amendements ont été déposés, près de deux fois plus qu'en commission spéciale qui n'avait pu achever ses travaux, fait inédit.

Pour l'heure, quinze jours de débats sont prévus, soit 84 heures. Face à un calendrier jugé "intenable", Richard Ferrand a proposé un "temps programmé" de 100 heures sur(...)


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