Reportage. Au Burkina Faso, les “assoiffés” peuvent à nouveau se ruer dans les bars

L'Observateur Paalga (Ouagadougou)
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Reportage. Au Burkina Faso, les “assoiffés” peuvent à nouveau se ruer dans les bars

Après cinquante jours de fermeture due à la pandémie de Covid-19, les débits de boissons et restaurants ont rouvert dans le pays. Sans que les mesures de précaution soient toujours bien respectées. L’Observateur Paalga s’est lancé dans une tournée des bars.

Installé sur un pouf qui le supporte à peine, il ingurgite presque d’un trait sa première bière avant d’en réclamer une deuxième à siroter. “Cette histoire de maladie est vraiment floue. Je ne connais même pas une seule personne qui souffre de ça”, souffle ce client du bar Compressor à l’oreille de la serveuse. Tels des assoiffés, certains buveurs de bière se sont rués dans les bars, maquis [bars et restaurants populaires de plein air] et paillotes dès que le soleil a commencé à s’incliner peu à peu le samedi 16 mai.

Après une cinquantaine de jours, on est autorisé à lever le coude dans ces espaces. Aux conditions de porter le masque, se faire prendre la température, se désinfecter les mains et réduire le nombre de clients pour respecter la distanciation sociale d’un mètre. Mais pour le peu qu’on a vu, godets et gestes barrières ne font pas encore bon ménage dans la capitale.

De la dizaine de maquis et bars qui bordent le boulevard des Tensoba, à Ouagadougou, grands et petits tenanciers foulent aux pieds les dix commandements du ministère du Commerce. Au Compressor, à La Légende, à l’Espace Guimbi… par exemple, pas besoin de se faire prendre la température avant d’y accéder.

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Il en est de même dans d’autres maquis sur la RN 3 et dans cet espace logé au flanc de la maison de la Femme. Ici, seuls deux lave-mains font la différence, mais on n’est pas obligé d’y passer avant d’aller se faire une place sous les arbres. Il n’est question ni de distanciation sociale, ni de port de masque, encore moins de prise de la température.

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