Report. En Éthiopie, le mirage des élections

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Initialement prévues en août 2020, puis le 5 juin prochain, les élections législatives éthiopiennes viennent d’être reportées sine die. La Commission électorale éthiopienne avance des problèmes de logistique. Mais le Premier ministre, Abiy Ahmed, est soupçonné par ses adversaires de chercher à se maintenir au pouvoir, alors que son pays est plongé dans la guerre civile.

“Alors que les élections approchent, les défis à venir semblent insurmontables”, prévenait le 15 mai le journal éthiopien The Reporter. Quelques heures plus tard, à trois semaines des élections législatives, la Commission électorale éthiopienne a annoncé ce qui semblait inéluctable : pour la deuxième fois en un an, le scrutin législatif est repoussé. Le nouveau calendrier électoral n’a pas encore été fixé. Initialement prévues en août 2020, les élections avaient été reportées officiellement en raison de la pandémie de Covid-19.

“Il y a un nombre incalculable de retards logistiques, tels que la finalisation de l’inscription des électeurs, la formation du personnel électoral, la distribution des bulletins de vote”, rapporte Al-Jazeera. Dans la plus grande région du pays, l’Oromia, la dégradation de la sécurité empêche l’acheminement des bulletins sur place. Dans ce pays de 110 millions d’habitants, l’escalade des violences interethniques constatée sur place “risque de faire dérailler le processus électoral en cours”, alors même que le Premier ministre, Abiy Ahmed, a promis un vote “libre et juste”, s’alarme The Reporter.

Des conflits dans plusieurs régions

L’armée, censée sécuriser le scrutin, est ainsi mobilisée sur de multiples fronts. Depuis novembre dernier, elle mène une guerre sans merci

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