Religion. Aux Philippines, malgré le Covid-19, les fidèles affluent aux traditionnelles messes d’avant l’aube

Courrier international (Paris)
·1 min de lecture

Les très catholiques Philippins se rassemblent depuis le 16 décembre lors des messes d’avant l’aube. Une tradition qui, cette année, inquiète les services de santé. Ils craignent une nouvelle vague de contamination après les fêtes.

Alors que les cloches d’une grande église catholique au sud de la capitale, Manille, commencent à sonner, des milliers de personnes attendent déjà devant ses portes, raconte le correspondant du quotidien singapourien The Straits Times aux Philippines. Une queue longue de 400 mètres longe les murs de l’’édifice.

Plus de 2000 fidèles réussissent finalement à trouver place dans le chœur, pour la première messe de 4 h 30 du matin. Les moins chanceux doivent rester à l’extérieur, derrière les grilles. “L’église peut accueillir 10 000 fidèles. Mais ces temps sont extraordinaires”, remarque le journal. Et, du fait des mesures de distanciation sociale, les fidèles suivent l’office depuis le parvis.

À lire aussi: Verbatim. Les Philippines privées de Noël

“Dans tout l’archipel, les églises ont commencé, le 16 décembre, à tenir des messes avant l’aube, connues ici comme la messe du coq.” Une pratique qui date de la colonisation espagnole, au XVIIe siècle. Ces offices se tiennent neuf jours d’affilée avant Noël.

500 000 cas en fin d’année

Même si les cas de contamination au Covid-19 ont baissé sous la barre des 1 500 par jour et si le taux de mortalité est descendu sous les 2 % ces dernières semaines, les experts s’inquiètent d’un risque de résurgence des infections avant les fêtes.

“Nous avons des indicateurs qui montrent une légère hausse. Nous n’avons pas encore tous les détails, mais quelques

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :