Rave party en Bretagne: l'homme mis en examen n'est pas un organisateur de la fête, selon son avocat

Jeanne Bulant avec AFP
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Des gendarmes dispersent les participants de la rave-party qui s'est déroulée durant 36 heures à Lieuron (Ille-et-Vilaine), le 2 janvier 2021 - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP
Des gendarmes dispersent les participants de la rave-party qui s'est déroulée durant 36 heures à Lieuron (Ille-et-Vilaine), le 2 janvier 2021 - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP

Le jeune homme de 22 ans, présenté par la justice comme l'un des organisateurs de la fête sauvage à laquelle ont participé pour le Nouvel An 2400 personnes à Lieuron, au sud de Rennes, "ne reconnaît pas faire partie" des organisateurs, selon son avocat.

"Mon client ne reconnaît pas faire partie de l'organisation" de cette fête, a déclaré lundi soir à l'AFP Me Rémi Cassette. "Il reconnaît avoir participé et donné un coup de main ponctuellement mais pas avoir été dans l'organisation".

"Très choqué de son placement en détention provisoire"

"Je suis très choqué de son placement en détention provisoire", a insisté l'avocat, d'autant, a-t-il souligné, que son client "n'a pas d'antécédent judiciaire". Le placement en détention "dans le cadre d'organisation de soirées de ce type, à mon sens, c'est une première", a-t-il dit.

Les parents du jeune homme, qui habitent en Ille-et-Vilaine, ont proposé de l'accueillir chez eux afin de faciliter un éventuel contrôle judiciaire, y compris si nécessaire sous bracelet électronique, mais cette proposition n'a pas été retenue, a regretté Me Cassette.

"C'est une personne intégrée depuis plusieurs années à ces fêtes, qu'il s'agisse de rave parties ou d'autres fêtes appartenant au monde de la nuit", a développé Me Cassette à propos de son client. Après avoir eu une maison, "il a fait le choix de vivre dans un camion", notamment parce qu'il faisait les saisons avant la crise sanitaire.

"Ce monsieur est en train de payer pour tout le monde"

En ce moment, "son camion est stationné à proximité de son employeur", a poursuivi l'avocat, précisant que le jeune homme, actuellement en CDD comme chauffeur routier, "devait reprendre le travail demain", mardi.

Evoquant les déclarations du parquet à propos de son client, Me Cassette a déclaré: "On est plus dans le traitement médiatique (...) de manière à présenter un épouvantail au public" qu'autre chose. "Ce monsieur, a-t-il estimé, est en train de payer pour tout le monde".

Lors d'une conférence de presse lundi après-midi, le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, a développé les chefs de mise en examen du jeune homme, notamment pour organisation illicite de cette manifestation et mise en danger de la vie d'autrui.

Le magistrat a fustigé l'organisation de cette fête géante, en pleine crise sanitaire, "un comportement irresponsable, profondément asocial et qui est pénalement punissable et sera sanctionné". Devant la pression des forces de l'ordre, la fête s'était interrompue samedi matin.

Article original publié sur BFMTV.com