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Les rats grignotent la tech, Boeing dépressurise et les Navajo protègent la Lune

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Ils détestent l’odeur d’ail et la sauce piquante, paraît-il, mais il n’est pas encore prouvé que ces remèdes de grand-mère empêcheront les rats de dévorer les voitures américaines. Oui, les rats. The Wall Street Journal confirme qu’entre 2022 et 2023 les assureurs ont traité plus de 91 000 dommages causés par ces sournois rongeurs, ainsi que par les écureuils et les lapins. Nombre de compagnies révisent leurs contrats pour définir comme catastrophes naturelles ces assauts du monde animal contre notre civilisation, et éviter ainsi de les couvrir.

Le fléau a commencé pendant la pandémie de Covid, quand des millions de voitures étaient immobilisées pour cause de confinement. Les rats ont alors découvert que la bagnole d’aujourd’hui, cette merveille d’électronique, recèle des kilomètres de câbles revêtus de tendres et succulentes gaines plastifiées. Ils en raffolent. Les remèdes proposés sur les forums d’automobilistes suscitent des sourires amers : huile d’ail, sauces pimentées, papier d’aluminium sous le châssis, stroboscopes déclenchés par des détecteurs de mouvement… Ils essaient tout, y compris de “laisser le capot ouvert la nuit pour que les rongeurs se sentent moins en sécurité dans le compartiment moteur”. Certains, sur le réseau social Reddit, suggèrent des prières druidiques accompagnées de crémations d’ossements de rats ou proposent de simuler le summum du vandalisme, l’incendie du véhicule, pour toucher l’assurance.

Saga consternante

L’avion d’Alaska Airlines n’était encore qu’à 16 000 pieds, soit un peu moins de 5 000 mètres d’altitude, le 5 janvier, quand un panneau de porte s’est détaché de la carlingue. L’écart entre la pression de l’air dans la cabine et celle à l’extérieur était encore suffisamment faible pour éviter une dépressurisation explosive et une terrible catastrophe : la chute dans le vide des sièges les plus proches et probablement l’arrachage d’une partie du fuselage. The Washington Post nous rappelle que des avions ont déjà réussi à se poser sans toit ou malgré un trou énorme dans leur flanc. Reste à savoir si ces informations rassurantes suffiront à calmer les passagers d’Alaska Airlines qui poursuivent en justice Boeing, le constructeur de ce 737 Max 9, pour négligence.

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